"Escroc, on te fera payer" : le domicile de François de Rugy à Orvault tagué, l’ex-ministre réagit sur Twitter

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Affaire Rugy : le ministre de l'Écologie poussé à la démission

DOMMAGES COLLATÉRAUX - Le domicile à Orvault, près de Nantes, de l'ex-ministre d'Etat à la Transition écologique, François de Rugy, a été tagué. L’intéressé dénonce, en réaction, 'une vindicte personnelle' qui pénalise 'tout un immeuble".

Ce jeudi matin, plusieurs lève-tôt de la commune d’Orvault (Loire-Atlantique) ont découvert, en exclusivité, un tag qui va faire couler beaucoup d’encre. "De Rugy escroc on te fera payer", est-il en effet écrit sur la façade arrière d’un immeuble du quartier Petit-Chantilly, précisément l’immeuble où François de Rugy loue un appartement "à caractère social", selon le terme employé par Mediapart, qui a révélé l'information, ce que l’ex-ministre à la Transition écologique a, du reste, farouchement démenti.

Il n’empêche : l’intéressé s’est fendu d’un tweet dans la foulée de la publication de l’information par Presse-Océan ce jeudi soir. "On commence par jeter quelqu’un en pâture en expliquant qu’il ‘profite d’un logement social’ (mensonge dénoncé par Ouest-France, L’Obs et Le Parisien). On se retrouve à faire de tous les habitants d’un immeuble les victimes d’une vindicte personnelle", a-t-il ainsi condamné via Twitter.

Ledit tag était accompagné d’un dessin d’une faucille et d’un marteau, et a été revendiqué par un groupe s'autoproclamant "le Parti communiste maoïste" (la signature "PCM" figure également sur le tag), qui a pris soin d’envoyer un courrier à Presse-Océan pour tenter de légitimer sa démarche. "Les parasites comme De Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l’argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus", argue-t-il.

Le texte fait référence au train de vie reproché à l'homme politique lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale, ainsi qu'au fait qu'il aurait loué un logement à caractère social, ce qui a effectivement été contredit par les médias cités par François de Rugy, certains publiant même le bail en question, qui indique que l’ancien ministre n’a pas été explicitement informé dudit "caractère social" du bien qu’il avait acquis. Mais il semblerait que, de toute façon, le mal est déjà fait.

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