Et si on supprimait le président de la République?

Politique

CONSEIL D'AMI - Pour le prestigieux Peterson Institute, les réformes n'avancent pas en France à cause de l'élection du président de la République. Une fonction qu'il faudrait donc supprimer.

La France perd l'occasion de se réformer à cause de sa constitution et de son président de la République. C'est la conclusion d'un rapport du Peterson Institute for International Economics, un prestigieux think tank de Washington (Etats-Unis). Le journal Les Echos a relevé les conclusions de cet organisme, politiquement indépendant.

Dans le viseur de ce dernier, la place accordée au président de la République dans la vie politique française. Pour les Américains, le poste de chef de l'Etat devrait être supprimé. La France serait alors dirigée par un chef de gouvernement représentant la majorité parlementaire dégagée à l'issue des élections législatives. Un système politique déjà effectif chez la plupart de nos voisins européens tandis qu'en France, le président de la République est élu au suffrage universel depuis 1965.

La présidentialisation responsable de la hausse du FN ?

Pour le Peterson Institute, le système actuel empêche "le centre gauche et le centre droit (de) s’allier pour passer (des) réformes de bon sens, car chacun veut détruire les chances de l’autre de gagner la prochaine élection présidentielle". A défaut de supprimer l'Elysée, le think tank propose d'ôter au président de la République le pouvoir de nommer le Premier ministre et de diriger les armées.

L'institut, cité par le Huffington Post , assure également que la progression du Front national a été possible par l'organisation politique de la France : "Dans les autres systèmes parlementaires européens, ces partis populistes peuvent être contenus via de grandes coalitions centristes, qui limitent leur influence à des thématiques spécifiques (généralement l'immigration)". Une affirmation qui n'est pas tout à fait exacte. Même s'il est moindre, le développement des partis populistes reste important dans plusieurs démocraties parlementaires européennes.

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