Européennes : Laurent Wauquiez lance son "tour de France" dans les territoires "abandonnés"

Politique
EN CAMPAGNE - Le président des Républicains a lancé vendredi à Belfort son "tour de France" en vue des élections européennes, accompagné de ses trois têtes de liste, dont le philosophe François-Xavier Bellamy. "Un territoire abandonné par le gouvernement", attaque le patron de l'opposition de droite.

La droite veut reprendre pied dans les "territoires oubliés". Le président des Républicains Laurent Wauquiez lançait son "tour de France" vendredi à Belfort en présence de ses trois têtes de liste pour les élections européennes, François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean, dans un contexte difficile où son mouvement plafonne à 13% des intentions de vote. 


Un territoire choisi parce qu'il a été "abandonné par le gouvernement", a expliqué le patron de la droite dans une interview à L'Est républicain, un territoire qui "a besoin d'attention et de soutien". Loin des polémiques naissantes sur les prises de position sociétales de François-Xavier Bellamy, le choix a été fait d'attaquer sur le thème de l'emploi et de l'industrie. En ligne de mire : le rachat du groupe Alstom par General Electric, dont les conséquences sur l'emploi sont imputées à Emmanuel Macron. "Il porte une très lourde responsabilité dans ce qui se passe aujourd'hui", a jugé Laurent Wauquiez, accusant le chef de l'Etat de "naïveté", et de ne pas se placer "dans une logique de défendre nos entreprises européennes". 

Défense des artisans

Laurent Wauquiez, accompagné du trio de tête des Européennes, devait se rendre, après son discours, à la rencontre d'artisans de Belfort ainsi que des responsables d'une PME, afin de les "mettre en avant". "On sera la seule liste qui dit oui à l'Europe, mais non à la politique d'Emmanuel Macron", fait valoir le patron de LR. 

"Début de notre tour de France : 10 jours sur le terrain, sur les lieux de travail et de vie des Français", a tweeté le président des Républicains vendredi, qui veut "prendre le temps d'écouter les Français, leurs problèmes mais également leurs espoirs et leurs propositions". Une sorte de concertation nationale bis, mais version Wauquiez. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter