EXCLUSIF - "J'espère aller au terme que je me suis fixé" : 48 heures avec Eric Dupond-Moretti

EXCLUSIF - "J'espère aller au terme que je me suis fixé" : 48 heures avec Eric Dupond-Moretti

DOCUMENT - TF1 a passé 48 heures avec Eric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux. En juillet, sa nomination en avait surpris plus d'un, avec un soupçon de scepticisme quant à sa capacité à endosser le costume de ministre. Comment vit-il cette nouvelle vie ? S'y fait-il et a-t-il toujours sa liberté de parole ?

Il a été "la surprise du chef", "le coup du sombrero" d'Emmanuel Macron lors de l'annonce du nouveau gouvernement début juillet. Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste, star du barreau, est devenu garde des Sceaux à la surprise générale. 

En remisant sa robe au placard et en acceptant ce portefeuille, il n'imaginait peut-être pas que son quotidien prendrait une telle tournure, lui qui a toujours revendiqué sa liberté de ton et de paroles. Et pourtant, il semble avoir endossé ce costume de ministre avec une certaine aisance. 

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Claquer la porte du ministère ? "Je ne crois pas"

"Maintenant, je me fais conduire, il y a la sirène et cela fait partie des changements. Ce qui est frappant, c'est qu'on rentre dans un métier nouveau et il faut en apprendre les règles". C'est ainsi qu'Eric Dupond-Moretti résume pour TF1 ses deux mois place Vendôme. 

Alors que certains lui avaient affirmé qu'il ne tiendrait pas deux jours, il répond pourtant toujours présent. "Evidemment que j'espère aller jusqu'au terme que je me suis fixé. Mais est-ce que vous, vous savez ce que vous ferez demain ? Quand je dis ça, ce n'est pas que j'ai des doutes sur ma volonté de rester ici, c'est que je peux me faire renverser par un camion", glisse le garde des Sceaux. Et claquer la porte du ministère ? "Je ne crois pas", affirme-t-il à TF1. 

Serait-il alors devenu un homme politique comme les autres, évitant soigneusement les colères et les emportements dont il avait le secret dans les palais de Justice ? "Tout le monde peut comprendre que lorsqu'on a d'autres fonctions, on a une autre parole. Sur la forme aussi, j'ai modifié un peu les choses : j'ai un langage un peu moins fleuri, un peu plus ministériel", avance-t-il. "Pour le reste, je n'ai pas vendu mon âme pour un maroquin", tient-il à préciser. Son style, il le veut dans l'entre-deux. "Je l'ai dit dès les premiers jours, je ne veux pas être le ministre laxiste comme je ne veux pas être le ministre ultra-sécuritaire". 

Sur le terrain, Eric Dupond-Moretti semble partout. Réunions avec les syndicats, visite à Dijon, discours à l'école où sont formés les futurs greffiers, rencontre avec les commerçants... En deux mois, il s'est ainsi déjà déplacé 18 fois. Sa priorité ? Renouer le dialogue avec l'institution judiciaire qui réclame plus de moyens? Et il en fait même la promesse : "Le budget de la Justice (...) sera exceptionnel", avec une "évidente" révision à la hausse. Un haussement d'épaules et un sourire camouflé sous le masque accompagnent cette "évidence". Il reste 18 mois au nouveau Garde des sceaux pour tenir ses promesses. Un timing serré en politique. 

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