Face au blocage des trains et des métros, Nicolas Dupont-Aignan défend la grève de la gratuité

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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

INTERVIEW - Le député et président du parti Debout La France était l'invité de LCI, vendredi 27 décembre. Tout en affichant son rejet de la réforme des retraites, il a regretté "l'enfer" vécu par les usagers du fait de la grève.

Opposé à la retraite par points mais favorable à la suppression des régimes spéciaux... Nicolas Dupont-Aignan a jugé vendredi sur LCI que les cheminots et agents de la RATP qui ont cessé le travail étaient "dans leur rôle de grévistes". Mais- en même temps - il n'en souligne pas moins le "gâchis insupportable" et "l'enfer vécu par les Français notamment en Île-de-France". Et s'interroge : "La vraie question, là-dedans, c'est de savoir quand le gouvernement va renoncer".

En attendant la résolution de ce conflit qui dure , le député et président de Debout la France assure qu'il a une solution. "Ce que je propose depuis des années, c'est la grève de la gratuité, que les contrôleurs fassent monter les gens dans les trains sans payer." Une idée qui n'est pas sans faire penser à ce que proposait le syndicat Sud-Rail, deuxième syndicat à la SNCF, depuis des années. "Cela induirait un désagrément pour la SNCF [20 millions de manque à gagner par jour, NDLR] mais permettrait aux gens de voyager", plaide le souverainiste.

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Le gouvernement se réjouit du malheur des Français- Nicolas Dupont-Aignan

Mais cette initiative, qui aurait l'aval de certaines organisations représentatives des intérêts des usagers, expose ceux qui la pratiquent à des sanctions pour faute lourde de la part de la SNCF. Pourtant, un arrêt du 17 juillet 2007 de la Cour européenne des droits de l'Homme valide ce principe de la grève de la gratuité. Toutefois, la SNCF, qui fait valoir des risques assurantiels sur le trajet, avait déjà sanctionné, en 1990, des contrôleurs qui l'avaient mis en pratique et lancé 23 poursuites. De quoi refroidir bon nombre de syndicats.

"J'avais proposé qu'on modifie la loi [l'ex-sénateur RN Stéphane Ravier a fait de même en 2018, et Marine Le Pen soutient la proposition] mais le gouvernement ne le veut pas, poursuit Nicolas Dupont-Aignan. Ça veut bien dire que le gouvernement joue avec les nerfs des Français, qu'il se réjouit du malheur des Français."

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