Fan de nucléaire et de gaz de schiste : Sarkozy, le cauchemar des écolos

Fan de nucléaire et de gaz de schiste : Sarkozy, le cauchemar des écolos

BATTLE ROYALE – L’ancien chef de l’Etat déclare prôner le tout-nucléaire et le gaz de schiste, dans un entretien au JDD ce samedi. L’occasion pour metronews de voir se confronter deux camps qui ont de moins en moins de choses en commun.

Demandez le programme ! Pas encore candidat que le président du parti Les Républicains détaille déjà ses propositions écologiques. Dans un long entretien au  Journal du Dimanche  publié ce samedi, Nicolas Sarkozy en profite pour tacler la politique environnementale de François Hollande et esquisser son propre programme : pas de fermeture de Fessenheim, oui aux recherches sur le gaz de schiste… Face à ces "ambitions" qui vont à l'encontre de tout leur programme, les écologistes n’ont pas tardé à faire entendre leur voix.

► La part du nucléaire dans l'électricité
Alors que son parti tient une convention mardi sur l’énergie, Nicolas Sarkozy estime qu’"il n'y a aucune alternative crédible à l'énergie nucléaire". Conséquence : "Il faut maintenir le parc actuel et investir pour développer une nouvelle génération de centrales", préconise-t-il précisant que la France est le pays européen qui "émet le moins de gaz à effet de serre" (faux : c'est , à peu de choses près, l'Espagne). Autrement dit, l'objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production de l'électricité serait annulé si Les Républicains étaient de retour au pouvoir.

Ses propos ont fait bondir Charlotte Mijeon, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire. Elle dénonce sur BFMTV  "une déclaration totalement absurde et idéologique". Le député de Paris Denis Baupin a estimé sur Europe 1 que le projet énergétique défendu par Nicolas Sarkozy n'était pas tourné vers le XXIe siècle. "Nicolas Sarkozy est évidemment l’homme du passé". L'eurodéputée Michèle Rivasi s'est quant à elle exprimée sur Twitter : "Comment se ringardiser encore plus en défendant le nucléaire, EDF et en remettant en cause le principe de précaution".

► La fermeture de Fessenheim 
Si le ton est offensif sur le tout-nucléaire, les positions sarkozystes sont également fermes concernant la centrale de Fessenheim, dont François Hollande a annoncé le début du processus de fermeture cette année : "Une erreur historique", commise par "pure tactique électorale", lance Nicolas Sarkozy. "L'Autorité de sûreté nucléaire, après avoir examiné la centrale, lui a accordé plusieurs années d'exploitation supplémentaires. A lui seul, le site de Fessenheim fournit notamment l'électricité de toute la région Alsace. Elle rapporte plus de 300 millions d'euros de bénéfices à EDF et elle ne pose aucun problème de sécurité", plaide le président des Républicains.

Quant à la position des écologistes sur Fessenheim, elle est claire : "Je me bats depuis 2012 pour que Fessenheim soit fermée comme l'a dit François Hollande (...) il a dit que le décret de fermeture de Fessenheim va être pris dans les mois prochains. Donc Fessenheim va fermer", a déclaré Emmanuelle Cosse, l’ex-secrétaire générale d’EELV.  De son côté, Charlotte Migeon, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire surenchérit sur BFMTV : "Penser qu'on peut maintenir les centrales existantes quand on voit les déboires de l'EPR, c'est mener la France dans une impasse énergétique, des dettes énormes et possiblement un accident", explique-t-elle.

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► L’interdiction de la recherche sur le gaz de schiste 
Quid de l’interdiction de la recherche sur le gaz de schiste ? Nicolas Sarkozy y apparaît favorable alors qu’il avait interdit en 2011 les recherches sur cette énergie lorsqu’il était président de la République. "Les Républicains doivent être la formation politique qui croit au progrès, à la science et au développement (...) Il ne s'agit pas de savoir si l'on est pour ou contre le gaz de schiste, mais de laisser la recherche se poursuivre", détaille l’ancien chef de l'État.

Là aussi, Emmanuelle Cosse s'est exprimée, et repris une antienne de Nicolas Sarkozy sur sa conception de ce que devait devenir "Les Républicains".

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