Fête à la buvette de l'Assemblée : des députés LREM rappelés à l'ordre

AFTER DEBAT - La petite fête nocturne improvisée par certains députés de la majorité, fin octobre, après de longs débats sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale, passe mal au Palais Bourbon. Sermonnés par François de Rugy, le patron de l'Assemblée, les élus LREM font profil bas. Certains s'expliquent sur LCI.

L'affaire prêterait à sourire, mais elle passe finalement assez mal au Palais Bourbon. Fin octobre, plusieurs députés de la majorité LREM ont improvisé une petite sauterie nocturne au Palais Bourbon après plusieurs heures de débat sur le projet de loi de finances pour la Sécurité sociale.


La semaine dernière, Marianne avait en effet révélé qu'une poignée de ces "néodéputés" s'était rendus à la buvette de l'Assemblée nationale, lançant la musique à fond et improvisant "dance floor" sous les dorures de l'auguste institution. 

Sermon

Loin de faire rire le patron de l'Assemblée, l'affaire leur a au contraire valu un avertissement de François de Rugy. Dans un communiqué, ce dernier a notamment rappelé "les règles qui doivent guider les comportements des députés, dans l'hémicycle ou en dehors". "L'importance de la tâche des parlementaires comme de leur rythme de travail impose non seulement qu'ils se fixent à eux-mêmes un certain nombre de règles de bonne conduite et de bienséance, mais également de ne pas contraindre les fonctionnaires de l'Assemblée à prolonger leurs horaires de travail au-delà du raisonnable", a ajouté le président de l'Assemblée nationale. 


Du coup, certains députés LREM concernés, interrogés mercredi par LCI, l'ont jouée profil bas. Soit en minimisant - "Il n'y a pas eu de fiesta", mais "un pot", selon le député de Paris Gilles Le Gendre -, soit en justifiant ce petit écart par les longues heures de débat, comme Olivier Véran : "Ce que je retiens, c'est qu'on bosse le jour, la nuit jusqu'à 4 heures du matin... On a besoin d'un exutoire". D'autres, enfin, la jouent bon élève, comme Aurore Bergé (Yvelines), qui récite son pensum : "On est ici à l'Assemblée nationale. On doit respecter les règles de la maison". 


A la prochaine session tardive, les députés macronistes devront donc plutôt se trouver un bar à proximité... De préférence ouvert tard la nuit, et avec une bonne sono. 

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