Fin d'Autolib : le groupe Renault va ouvrir des services d'autopartage et de VTC à Paris dès septembre

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TRANSPORTS - La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé mercredi une "alliance" avec le groupe Renault pour préparer l'alternative à la fin du service Autolib. Le constructeur prévoit des offres de VTC électriques et d'autopartage dans la capitale à partir de septembre.

Exit Autolib', l'heure des constructeurs automobiles est venue. Après PSA, qui a annoncé son intention d'ouvrir à la fin de l'année son service d'autopartage électrique "Free2Move" à Paris, la maire Anne Hidalgo a annoncé mercredi "une alliance" avec le groupe Renault pour développer, à partir de septembre, une offre combinée permettant de prendre le relais du service du groupe Bolloré. 


L'offre de Renault se composera d'un service de VTC électriques, via la filiale Marcel récemment acquise par le constructeur. En outre, elle comprendra des véhicules électriques en autopartage "accessibles en libre service, 24/7 et sans stations", ainsi que des véhicules en autopartage "en boucle", accessibles dans les parkings Renault "ou partenaires", pour les trajets plus longs. Le groupe vise le déploiement "de près de 2000 véhicules en 2019, avec l'intention de faire croître largement" cette flotte, a précisé mercredi Thierry Bolloré, le directeur général adjoint du groupe Renault. Il s'agira des modèles électrique Kangoo, Zoé, Twizy et Master. 


Aucun tarif n'a été communiqué pour l'heure, le groupe automobile ayant simplement indiqué qu'il souhaitait que le service soit "accessible". Thierry Bolloré a précisé qu'il ne nécessiterait pas d'abonnement. 

Alliance "historique"

"C'est historique", s'est réjouie Anne Hidalgo, qui avait annoncé la veille la conférence de presse avec Renault alors que les élus parisiens étaient en train de débattre de la crise de Vélib' et d'Autolib', sans avoir connaissance de la nouvelle initiative. "C'est la première alliance entre un groupe industriel et une grande ville-monde qui veut garder sa force d'innovation." L'édile a précisé qu'il n'y avait pas de "contrat" entre la Ville et le constructeur. 


Pour la maire de Paris, cette "alliance" qui prend la forme d'un "partage d'expérience" n'est pas exclusive, car "il y a d'autres constructeurs partants pour travailler avec nous". Des sociétés de location de voiture ont également faire savoir leur intérêt pour le marché parisien de la mobilité. 

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