Financement libyen : Nicolas Sarkozy dénonce une "machination"

Financement libyen : Nicolas Sarkozy dénonce une "machination"
Politique

RIPOSTE - L'ancien chef de l'Etat, dont la lecture des PV d'audition, en début de semaine, par Mediapart, l'ont vu se désolidariser de ses anciens bras droit Claude Guéant et Brice Hortefeux, a répondu aux questions du JDD, quelques jours après son passage au JT du 20h.

Mis en examen mercredi 21 mars, au soir de deux jours de garde à vue, pour "corruption passive", "financement illicite de campagne électorale" et "recel de détournements de fonds publics libyens",  Nicolas Sarkozy a décidé depuis de riposter.  Après s'être défendu pendant une bonne vingtaine de minutes, jeudi 22 mars sur le plateau du JT de TF1, l'ancien chef de l'Etat, soupçonné d'avoir bénéficié de fonds libyens pour sa campagne électorale de 2007, a répondu au Journal du Dimanche du 25 mars.

Une stratégie : discréditer les accusateurs

Offensif comme face à Gilles Bouleau, mettant en avant les mêmes intentions, l'ancien Président a ainsi prévenu : "Quel que soit le temps que ça prendra, je briserai les auteurs de la machination honteuse qui porte atteinte, au-delà de moi-même, à la fonction que j’ai exercée et à notre pays"

Dénonçant une "manipulation d’une ampleur inédite", Nicolas Sarkozy a pareillement cherché à décrédibiliser ses accusateurs : "Une bande d'assassins [...] qui entouraient Kadhafi", mais également Mediapart, le site d'informations à l'origine des révélations, qu'il qualifie de "militants politiques" dont "l'objectif était de [lui] faire perdre la présidentielle 2012 puis la primaire de la droite en 2016, et bien sûr, Ziad Takieddine, un des "affidés du régime déchu de Kadhafi". Des cibles qu'il avait déjà faites siennes jeudi 22 mars sur TF1, quitte à oublier que les proches de l'ancien "Guide Suprême" n'étaient pas les seuls à l'accuser.

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Au cœur de la stratégie de défense de l'ancien chef de l'Etat : le mobile qu'aurait le clan Kadhafi à vouloir le "salir", "pour se venger d'avoir été délogé du pouvoir". Une accusation déjà formulée sur TF1, où Nicolas Sarkozy avait souligné que les accusations de financement dataient du moment où il avait commencé, en mars 2011, à réclamer une intervention militaire en Libye pour renverser le régime Kadhafi. Alors qu'une note datant d'avril 2007, signée d'un dignitaire du régime libyen depuis décédé dans des circonstances suspectes, Choukri Ghanem, comportait déjà mention de ce financement.

Cette interview paraît deux jours après la publication par Mediapart des PV d'auditions de l'ex-Président. Nicolas Sarkozy a notamment nié toute responsabilité dans les déplacements en Libye et rencontres avec Ziad Takieddine de ses deux bras droit Claude Guéant et Brice Hortefeux, qui intéressaient beaucoup les juges. Au JDD, il a toutefois affiché sa confiance, rappelant le non-lieu dont il avait bénéficié dans l'affaire Bettencourt : "Chaque fois que j’ai été injustement mis en cause, la justice a fini par m’innocenter. Mais quels dégâts pour mon honneur, ma famille, mes amis."

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