Fiscalité des grands patrons, impôt à la source  : la mise au point de Gérald Darmanin

Fiscalité des grands patrons, impôt à la source : la mise au point de Gérald Darmanin

Politique
FISCALITÉ - Dans Le Journal du Dimanche, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin indique que les dirigeants d'entreprises cotées ou dont l'Etat est actionnaire devront impérativement être résidents fiscaux français et devront donc payer leurs impôts en France. Une sortie qui fait écho à la volonté d'Emmanuel Macron, exprimée le 10 décembre dernier.

A J-2 avant la grande réforme du prélèvement à la source, Gérald Darmanin s'est attaché à déminer le terrain. Tout en soutenant la suppression de l'ISF, - "cet impôt absurde" - le ministre des Comptes public a affirmé que ce mouvement "doit aller de pair avec un certain civisme fiscal". Un appel du pied en direction des chefs d'entreprises côtées en bourse ou "partiellement publiques". Ceux-ci seront désormais sommés de payer leurs impôts en France, indique le ministre du Budget dans les colonnes du Journal du Dimanche. Une déclaration qui fait écho à la dernière allocution télévisée d'Emmanuel Macron, le 10 décembre dernier, en pleine crise des Gilets jaunes.

"Le dirigeant d'une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l'impôt", avait déclaré le chef de l'Etat. Reprenant ces propos, Gérald Darmanin précise ce dimanche que "nous sommes en train de nous en assurer et nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires si tel n’était pas le cas".

En ce qui concerne le prélèvement de l'impôt à la source, qui entre en application dès mardi, le ministre se veut raisonnablement optimiste. "Ce gouvernement fait confiance aux entreprises (qui devront collecter l'impôt, ndlr). Et si dans tout système, il peut y avoir des fraudes, l'administration sera vigilante, mais notre rôle est d'accompagner l'entreprise". Gérald Darmanin a également tenu à apaiser les craintes : "Qu'il soit en tout cas certain que si, pour une raison ou une autre, l'impôt n'est pas acquitté normalement, ce sera sans aucune conséquence pour le particulier", assure-t-il. "Le prélèvement à la source, ce n'est rien d'extraordinaire, juste une ligne de plus sur le bulletin de paie comme les cotisations sociales , et les entreprises collectent déjà la CSG ou la TVA", ajoute-t-il. Et de conclure : "L'application du taux de prélèvement à la source a été testée sur 8  millions de bulletins de salaire, sans bug."

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Impôts et prélèvement à la source : le grand basculement

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