Fiscalité : les réformes de la taxe d'habitation et de l'ISF entreront bien en vigueur dès 2018

RÉFORMES - Selon nos informations, la réforme prévoyant à terme la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages et celle de l'ISF entreront bien en vigueur dès 2018. L'Élysée a finalement changé d'avis après avoir envisagé de les reporter. Ces deux mesures coûteront 6 milliards d'euros.

Coup de théâtre de dernière minute de la part du gouvernement. On pensait que la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des Français, principale réforme promise par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle afin de redonner du pouvoir d'achat aux Français, était reportée, faute de budget. Il n'en est finalement rien. 


Le président de la République a en effet décidé dimanche de rendre effective cette réforme, ainsi que celle de l'ISF, pour l'an prochain, avec l'accord de son Premier ministre, Edouard Philippe.

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Suppression de la taxe d'habitation et réforme de l'ISF : comment les financer

Une facture qui s'élève à 6 milliards d'euros

Cette réforme -dont la mise en application se fera par paliers - était l'une des mesures phares d'Emmanuel Macron en matière de fiscalité. Elle avait suscité l'inquiétude des collectivités locales, bien que l'exécutif ait assuré que l'Etat compenserait leur manque à gagner. Ces derniers jours, le gouvernement avait pris garde de maintenir le flou sur son calendrier. Ainsi, comment interpréter ce retournement de situation ? Il s'agit ni plus ni moins que d'un revirement piloté par l'Elysée afin de contrecarrer les critiques sur les choix fiscaux du gouvernement.  


Lors de son discours de politique générale, Edouard Philippe avait  en effet annoncé une échéance plus large pour l'exonération de taxe d'habitation, évoquant une mise en oeuvre d'ici la fin du quinquennat, soit 2022. Même chose au sujet de l'ISF prévu à l'horizon 2019. Une réforme qui devait sortir le patrimoine mobilier, l'épargne ou les placements financiers du périmètre de cet impôt emblématique. Plus globalement, le discours de politique générale du Premier ministre avait été marqué par une certaine prudence quant aux annonces sur la baisse de la fiscalité, quelques jours après la publication d'un audit alarmiste de la Cour des comptes sur l'état du déficit.


Le gouvernement va devoir maintenant financer ces deux projets. Selon Les Échos, la facture serait d'environ 6 milliards d'euros. Cela s’ajoute aux 7 milliards annoncés plus tôt dans le week-end, à l'horizon 2018. Dans l'ensemble, le gouvernement vise une baisse des prélèvements obligatoires de 20 milliards d'ici 2022.

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