Florange : Hollande réaffirme sur place avoir tenu ses engagements

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INDUSTRIE - Pour la troisième fois de son quinquennat, François Hollande s'est rendu ce lundi à Florange. Le chef de l'Etat y a affirmé qu'il avait bien tenu les engagements pris en 2012 concernant les hauts-fourneaux, alors que certains l'accusent de "trahison". Il a aussi vanté la politique industrielle de son gouvernement, à quelques mois de l'élection présidentielle à laquelle il pourrait se présenter.

L’incapacité du gouvernement à sauver les hauts-fourneaux de Florange a miné le début du quinquennat de François Hollande. Mais aujourd’hui, à quelques mois de l’élection présidentielle, le président a réaffirmé avoir tenu les engagements qu’il avait pris lors de la campagne de 2012. Il en a également profité pour mettre en avant le bilan de sa politique industrielle de manière générale. 

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A Uckange, en Moselle, le président de la République a débuté son discours en soutenant que les trois engagements qu'il avait pris pour Florange ont été tenus. "En 2013 j’avais pris trois engagements. Le premier était le plus important (…) : reclasser l’ensemble des 629 salariés. Aujourd’hui, sans crainte d’être démenti, tous les salariés concernés ont été reclassés sur place, sur le site de Florange, et les autres sont partis en retraite." François Hollande a également affirmé que le second engagement, "faire en sorte que la promesse d’ArcelorMittal d’investir 180 millions d’euros puisse être réalisée durant (s)on quinquennat", a également été tenue. Il s’est aussi félicité de la création d’une "plateforme de recherche publique" "ouverte à des partenaires privés" à Uckange. Il s’agissait de son troisième engagement. 

"Florange ce n’est pas un souvenir, c’est un avenir"François Hollande

"Aujourd’hui je voulais venir à Florange pour qu’il y ait un symbole, a affirmé le chef de l’Etat. Quand je parle de Florange, quand cette ville est citée, il y a de la représentation : c’est une usine qui ferme, elle n’a pas fermée ; ce sont des salariés licenciés, il n’y en a eu aucun ; c’est un plan social, il n’a pas eu lieu ; ce sont des capacités de production qui se réduisent, il y a eu des investissements. Quand on parle de Florange, on doit dire c’est un conflit qui a duré, qui a été dur, mais qui s’est dénoué." 


François Hollande veut voir en Florange "le symbole du renouveau" : "Florange ce n’est pas un souvenir, c’est un avenir". "La France est capable de réussir, d’engager ce qu’elle a de meilleur", "ici, c’est le signe que le combat a été gagné. A travers les engagements qui ont été pris et respectés, c’est une vallée qui sera au rendez-vous de l’avenir de la France", a également affirmé le chef de l’Etat. 

Tout en vantant son bilan, François Hollande a adressé un tacle aux partisans de la nationalisation partielle des hauts-fourneaux, au premier rang desquels Arnaud Montebourg. "On m’avait proposé de refaire partir les hauts-fourneaux, chacun savait ce que ça représentait" en terme de coût, a-t-il expliqué, estimant qu’une "nationalisation partielle n’aurait eu aucun impact, aucun effet et en plus n’aurait pas pu être réalisée". "Ce qui m’importait le plus c’était de permettre à Florange de vivre, de vivre durablement, d’être un site exemplaire. Aucun des sites d’ArcelorMittal n’a été impacté par les décisions que nous avons prises."

Peugeot, Renault, Alstom : d'autres succès pour le gouvernement

Le président a aussi vanté son bilan industriel de façon plus globale, parlant notamment de la bonne santé des constructeurs automobiles Renault et Peugeot. "En 2012, la situation de l’industrie était grave, il avait été perdu près de 700.000 emplois industriels. La part de l’industrie, si nécessaire à notre pays, était tombée à 12% de la production nationale, notre compétitivité s’était dégradée." Aujourd’hui, "Renault comme Peugeot vont recruter des emplois indéterminés", a souligné le président. Concernant Alstom, il estime que "l’Etat a fait son devoir". 

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Hollande : "Florange c'est pas le souvenir c'est un avenir"

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