Florian Philippot veut une liste "mi-Patriotes mi-Gilets jaunes" pour les Européennes

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PATRIOTE EN JAUNE - Florian Philippot est revenu ce jeudi sur LCI sur sa proposition de "liste hybride" mêlant Patriotes et Gilets jaunes pour les élections européennes du mois de mai 2019. Le président du parti Les Patriotes a notamment dévoilé vouloir lancer un appel à candidatures aux "vrais" manifestants.

À cinq mois du scrutin des européennes, Florian Philippot veut présenter une "liste hybride". Invité politique de LCI, Le président des Patriotes a expliqué ce jeudi 27 décembre vouloir conduire une liste "mi-Patriotes mi-Gilets jaunes" pour les élections de mai 2019. En ouvrant la porte à ces manifestants, l’ancien bras droit de Marine Le Pen s’inscrit dans la lignée du Rassemblement National et du Parti communiste, qui se sont dit prêts à accueillir des Gilets jaunes sur leurs listes.

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"Dès l’acte un, j’y étais en Gilet jaune", assure ainsi Florian Philippot. Et de fait, celui qui avoisine les 1% d'intentions de vote dans les derniers sondages, estime être "très à l’aise avec ce mouvement". Car lui et les manifestants auraient  les mêmes revendications : hausse du Smic, référendums plus fréquents, revalorisation des retraites. Et d’ajouter "le Frexit", qui serait, selon l’élu, l’une des revendications principales du mouvement en quête de démocratie. Mais en listant les requêtes du mouvement, celui qui est dans la politique depuis plus de quinze ans oublie l’un des fers de lance de la lutte des Gilets jaunes : rester apolitique.

Interrogé également sur les modalités de cette liste, le patron des Patriotes a expliqué vouloir lancer un appel à candidatures "aux vrais Gilets jaunes", qui sont "loin des clichés". Et surtout, il dit ne pas vouloir faire comme les autres partis qui "colorent" leur liste de fluo. En prévision, le 30 novembre, Florian Philippot a même fait déposer à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) le nom "Les Gilets jaunes", comme le relève L'Opinion. Une précaution en vue des européennes qu'il justifie sur LCI : "On souhaite faire en sorte que la marque ne tombe pas dans les mauvaises main de la Macronie". Et assure qu'elle restera "ouverte et disponible à tout le monde".

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