FN : Jean-Yves Narquin condamné pour abandon de famille

FN : Jean-Yves Narquin condamné pour abandon de famille

Politique
DirectLCI
RADIN – Jean-Yves Narquin, le frère de Roselyne Bachelot et maire FN de Villedieu-le-Château (Loir-et-Cher), n'a jamais souhaité verser à son ex-femme une pension alimentaire de 500 euros mensuels imposée en 2006 par la justice belge.

Ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve devant la justice. Jean-Yves Narquin, le maire FN de la commune de Villedieu-le-Château (Loir-et-Cher), et frère de l'ex-ministre UMP Roselyne Bachelot, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Blois, rapporte La Nouvelle République . L'homme a été reconnu coupable d'abandon de famille et d'organisation d'insolvabilité.

500 euros par mois jamais versés

Avant d'être l'édile d'un petit village, Jean-Yves Narquin vivait à Bruxelles avec sa compagne et sa fille, née en 1999. Mais en 2006, le ménage explose et l'homme est astreint à quitter le domicile conjugal et à verser une pension alimentaire de 500 euros mensuels. Une mesure qui n'enchante pas le frontiste. Jean-Yves Narquin n'a jamais versé un seul centime à son ex-femme.

Interrogé par les gendarmes puis lors de son procès, ses explications varient. "J'ai quatre enfants dont trois d'un premier mariage, il n'y avait pas de raison que mon ex-épouse leur prenne tout. Aujourd'hui je suis prêt à rembourser ce que je dois", a déclaré le prévenu, dont l'avocat (pourtant recommandé par le député Gilbert Collard) n'a pu se présenter à l'audience, retenu à Montpellier. "Il doit encore 17.000 euros à ma cliente qui en a bien besoin. Elle vit à Londres avec sa fille qui a été renvoyée trois fois de son école parce qu'elle ne pouvait plus payer les frais de scolarité", s'est, pour sa part, émue Me Villainne, l'avocate de l'ex-femme.

Prison avec sursis requise

Pour éviter de payer la pension alimentaire, Jean-Yves Narquin a versé 90.000 euros sur le compte d'une association qu'il dirige afin d'organiser son insolvabilité. Il a également transféré 14.000 euros vers sa concubine. Citée par La Nouvelle République, la vice-procureure Alexandra Péthieu, estime que "le prévenu a clairement organisé son insolvabilité pour échapper aux poursuites. C'est moralement choquant et juridiquement répréhensible surtout de la part d'un élu."

Le tribunal a requis six mois d'emprisonnement avec sursis contre Jean-Yves Narquin mais le prononcé de la peine ne sera connu qu'en juin 2015, le temps pour l'élu de faire preuve de bonne foi en versant les sommes exigées.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter