FN : Marine Le Pen en croisade contre le "fardeau migratoire"

Politique

DISCOURS - La présidente du Front national, Marine Le Pen, s'est longuement exprimée dimanche, lors de l'université d'été du FN à Marseille, sur la question des réfugiés, appelant à "ne plus accueillir de clandestins en France" et brandissant le spectre de la "terrifiante crise migratoire". Préférant d'ailleurs le terme "migrants" à celui de "réfugiés".

Au Front national, on ne parle pas de "réfugiés" mais d'immigration. S'exprimant longuement dimanche sur l'afflux vers l'Union européenne de populations fuyant la guerre en Syrie, Marine Le Pen a réfuté le terme "réfugiés", préférant parler de "migrants" ou encore de "clandestins" .

"Nous ne devons pas accueillir de clandestins supplémentaires", a martelé à plusieurs reprises la présidente du FN, dimanche, dans son (long) discours de clôture de l'université d'été du parti, à Marseille. "Il faut les ramener dans leur pays d'origine", a-t-elle poursuivi. A charge pour "la communauté internationale", voire les pays arabes eux-mêmes, d'assurer la sécurité de ces populations qui fuient les exactions de l'Etat islamique.

"Fardeau"

Réfugiés politiques ou migrants économiques, même combat. Marine Le Pen dresse le spectre d'une "terrifiante crise migratoire" et, pour les Français, d'un "fardeau migratoire" qui serait le fruit du "laxisme" des gouvernements successifs et devrait aboutir à "la submersion migratoire et la destruction avancée de notre identité nationale".

Alors que l'Allemagne s'apprête désormais à accueillir de nombreux réfugiés sur son territoire - elle fait face cette année à 800.000 demandes d'asile -, Marine Le Pen y voit un but "inavouable" pour la chancelière Angela Merkel, celui de renflouer "sa démographie moribonde". "La France reste passive devant ce nouveau diktat allemand", fustige la patronne du FN, pour qui ces populations pourront ensuite circuler librement dans l'Union européenne.

Vent debout contre les "bons sentiments"

Revenant sur la photo du petit Aylan Kurdi, l'enfant naufragé sur les côtes turques , qui a fait le tour du monde, Marine Le Pen y a vu une manipulation de l'opinion pour favoriser l'immigration. "On vous jette la mort d'un enfant au visage pour faire avancer un sinistre projet", a-t-elle assuré devant des militants scandant "nous sommes chez nous". Refusant "la démagogie" et "les bons sentiments", la présidente du FN a réitéré son souhait de voir les clandestins "renvoyés dans leur pays".

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