Hollande allume Macron dans "Quotidien" : "Il est le président des très riches"

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TONTON FLINGUEUR - En pleine tournée promotionnelle pour son livre racontant ses mémoires de Président, François Hollande a fait un arrêt sur le plateau de Quotidien, mercredi 25 avril sur TMC, tançant notamment son successeur pour sa politique budgétaire en faveur des "très riches".

Venant de la part d'un ancien Président qui, avant son passage à l'Elysée, disait "ne pas aimer les riches", le commentaire ne surprendra pas. De la part d'un ex-chef de l'Etat qui a nommé Emmanuel Macron ministre de l'Economie, en revanche, elle ne manque pas de sel. Invité de l'émission "Quotidien", mercredi 25 avril, François Hollande s'est en effet fendu d'un joli tacle glissé à destination de son successeur. Invité par Yann Barthès à dire s'il était d'accord avec le surnom peu amène qui lui est accolé par ses opposants de gauche, il a froidement répondu : "Non, ce n'est pas vrai. Il est le président des très riches. Vous avez ma réponse."

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Après une première salve d'applaudissements, le socialiste, en tournée pour ses mémoires de chef d'Etat, reprend : "Quand vous supprimez l’impôt [de solidarité] sur la fortune pour ceux qui ont les capitaux et les patrimoines les plus importants…" Une référence au budget 2018, voté par la majorité pro-Macron à l'Assemblée en fin d'année 2017 et qui prévoyait de remplacer l'ISF, jugé trop coûteux, par un impôt sur la fortune immobilière (et non plus sur les revenus financiers ou du travail). A l'époque, l'Observatoire français des conjonctures économiques avait chiffré le coût de la mesure, prise sur le pari que l'argent non taxé serait réinjecté dans l'économie, à deux milliards d'euros.

Si, pour le Président, les "riches", qui ont des revenus du fait de leur travail, restent "fiscalisés à 45%", il fait mention d'une autre mesure jugée favorable aux plus aisés : "Quand ils vont avoir le revenu du capital, il va être fiscalisé à 30%, quand ceux qui sont dans le travail peuvent être fiscalisés jusqu’à 45%." Une référence à la flat-tax, qui taxe désormais les intérêts du capital à 30% et non plus sur l'échelle que les revenus du travail.

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