François Hollande de retour à Florange : visite en terrain miné

TERRAIN MINÉ - Trois ans après la fermeture définitive des hauts fourneaux du site d'ArcelorMittal, François Hollande se rendra ce lundi 17 octobre à Florange (Moselle) pour y défendre son action.

Il s'y était engagé mi-septembre. Trois ans après la fermeture définitive des hauts fourneaux du site d'ArcelorMittal, François Hollande se rendra, ce lundi 17 octobre, à Florange, en Moselle. Le dossier, synonyme d'échec du gouvernement, avait plombé le début du quinquennat.


Dimanche dans une interview au Républicain lorrain, le chef de l'Etat a commencé à justifier son refus, à l'époque, de nationaliser les hauts fourneaux, comme souhaité par Arnaud Montebourg. Une opposition qui avait provoqué une grave crise gouvernementale. "J'ai préféré négocier un compromis robuste avec ArcelorMittal pour qu'il investisse 180 millions d'euros à Florange. 200 millions d'euros d'investissements ont déjà été réalisés, c'est-à-dire plus que prévu",  rappelle-t-il notamment ce 16 octobre. De son côté, son ex-ministre du Redressement productif a tenté de couper l'herbe sous le pied du chef de l'Etat en faisant son grand retour sur place dès la semaine dernière.

Je viens leur dire que j'ai respecté l'ensemble de mes engagementsFrançois Hollande

Que doit-on attendre de cette visite ? Le Président en donne l'objet au Républicain Lorrain : "Je viens leur dire que j'ai respecté mes engagements. Je leur avais fait deux promesses : sauver le site et éviter tout plan social. Elles ont été tenues. Les 650 salariés qui travaillaient sur le haut fourneau ont été reclassés sur place et aucun n'a été licencié", rappelle François Hollande. "Les hauts fourneaux étaient déjà à l'arrêt en 2012. C'est vrai, ils ne sont pas repartis", a-t-il toutefois reconnu. 


Quoi qu'il en soit, à huit mois de la fin de son mandat, le chef de l'Etat remet les pieds en terrain miné. Lors de sa campagne de 2012, il avait fait naître beaucoup d'espoir chez les salariés des sites menacés. Grimpé sur le toit d'une camionnette, il avait annoncé une loi censée forcer les industriels à trouver un repreneur quand ils veulent se séparer d'un site rentable. Seulement, cette loi - largement vidée de sa substance après une censure du Conseil constitutionnel - n'a jamais pu s'appliquer à Florange. 

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