François Hollande et Manuel Valls : primaire cordiale en 2011

François Hollande et Manuel Valls : primaire cordiale en 2011

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RETRO - Concurrents pour l'investiture socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande et son désormais nouveau Premier ministre Manuel Valls ont eu l'occasion de confronter leurs vues politiques tout au long de la primaire qui a agité le parti au second semestre 2011. Quels étaient leurs points d'accords et - surtout - de désaccords. Metronews se plonge dans les archives.

Manuel Valls n'est pas du genre à injurier l'avenir. En 2011, DSK hors jeu, le député-maire d'Evry (Essonne) se lance dans la course à la primaire socialiste. Vite estampillé jeune loup - avec Arnaud Montebourg - face aux poids lourds que sont François Hollande, Ségolène Royal ou Martine Aubry, l'édile de banlieue prend son rôle de dynamiteur à coeur : ''Il faudra commencer à dire aux Français qu'un retour à la retraite à 60 ans est une douce illusion, tout comme les 300.000 emplois d'avenir", lance-t-il sans complexe, à l'adresse, notamment, de son ennemie intime, Martine Aubry. Il se montrera moins véhément vis-à-vis de François Hollande, qu'il ralliera logiquement le 9 octobre 2011, à l'issue du premier tour de scrutin.

"Notre réponse ne peut pas être la dépense publique"

Pour autant, compétition oblige, Manuel Valls s'est plusieurs fois opposé de front au futur président de la République. Et notamment sur la gestion des deniers publics. Le 11 septembre 2011, sur le plateau de Canal+, celui qui recueillera 6% des suffrages, fustige la proposition de François Hollande de recréer tous les postes détruits par Nicolas Sarkozy dans l'Education nationale. "Notre réponse ne peut pas être la dépense publique", tranche Manuel Valls, préférant ''une véritable réforme de l'Education nationale qui aujourd'hui malheureusement crée davantage d'inégalités''.

Toujours pour des raisons budgétaires, celui qui, contre l'avis général au PS, approuve ''la règle d'or budgétaire'' prônée par Nicolas Sarkozy, porte également un coup de canif au 'contrat de génération', un autre dispositif phare du candidat Hollande. Las, Manuel Valls Premier ministre devra faire avec un dispositif désormais intégré dans la ''boîte à outils'' du chef de l'Etat dans sa lutte contre le chômage.

> Le clip de campagne de Manuel Valls lors de la primaire socialiste

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