Confidences polémiques : Hollande minimise des "bouts de phrases sortis de leur contexte"

RIPOSTE - A la veille d'une visite à haut risque sur le site Arcelor-Mittal de Florange qu'il a échoué à sauver, le président a répondu aux questions du "Républicain Lorrain" sur son état d'esprit. En pleine tempête autour de ses propos polémiques, retranscrits dans l'ouvrage "Un président ne devrait pas dire ça", il a défendu son bilan.

A la veille d'une visite à haut risque sur le site des Hauts-fourneaux de Florange qu'il a échoué à sauver, le président a répondu, ce 16 octobre, aux questions du Républicain Lorrain ayant trait à ce dossier.


Mais, en pleine tempête autour de ses propos polémiques retranscrits dans l'ouvrage Un président ne devrait pas dire ça, le chef de l'Etat a également donné quelques clés sur son état d'esprit quant à cette affaire. Aux membres de son camp qui ont publiquement douté de sa candidature pour 2017 ou l'ont vivement condamné suite à qu'ils considèrent comme un suicide politique, il dit "comprendre les doutes et les impatiences". Mais répète qu'il attendra, comme annoncé cet été, le mois de décembre pour confirmer ou infirmer son entrée en lice. 


Interrogé en particulier sur les critiques de député socialiste de la Loire, Jean-Louis Gagnaire - "Je suis déboussolé et même abasourdi" -, il prévient les Français : "Il ne faut jamais se laisser emporter par tel ou tel bout de phrase sorti de son contexte".  Et d'embrayer sur la défense de son bilan : "Ce qui m’importe, et je ne cesserai de le faire, c’est de restituer la cohérence de mon action. Ce que je veux démontrer, c’est que malgré les difficultés rencontrées nous avons fait avancer le progrès social". "J’ai fait face à de nombreuses crises. [...] Je n’ai eu aucun répit. Mais j’ai toujours tenu bon", s'enorgueillit François Hollande.

J'ai tenu mes promessesFrançois Hollande sur Florange

Pas de mea culpa donc, ce dimanche, autour de ses confidences à Fabrice Lhomme et Gérard Davet. Sur ce volet, pour le moment, le chef de l'Etat s'est uniquement adressé aux magistrats, par une lettre d'excuses après les propos qui lui sont prêtés sur la "lâcheté" de la justice. 


Concernant Florange, de longues explications, mais pas de réels regrets non plus auprès du quotidien local. "J'ai tenu mes promesses", assure-t-il. "J’aurais manqué à ma parole si j’avais sacrifié un site par rapport à un autre. J’aurais manqué à ma parole si j’avais laissé faire des licenciements. J’aurais manqué à ma parole si j’avais laissé les investissements diminuer au point de ne plus assurer la pérennité du site", estime le président avec une nouvelle anaphore.   

VIDÉO - La lettre d'excuses de François Hollande suffira-t-elle ?

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