François Hollande "n'accepte pas les attaques répétées contre la justice" après la condamnation de Nicolas Sarkozy

François Hollande

RÉACTION - Interviewé par Le Parisien au sujet des attaques contre le Parquet national financier (PNF), suite à la condamnation de Nicolas Sarkozy lundi, François Hollande a défendu l'impartialité de la justice.

"Je n'accepte pas les attaques répétées contre la justice et son indépendance." Dans une interview donnée au Parisien, François Hollande défend l'action du Parquet national financier (PNF), cible des attaques des soutiens de Nicolas Sarkozy depuis sa condamnation lundi.

"Prétendre que le PNF agirait à des fins partisanes, c'est porter atteinte à l'impartialité de 18 magistrats qui travaillent en toute indépendance pour l'intérêt général. Sur les poursuites concernant des personnalités politiques, il y en a hélas pour tout le monde, de l'extrême droite à l'extrême gauche !", souligne l'ex-président, défendant l'institution créée sous son quinquennat, en 2013, après l'affaire Cahuzac. "À ceux qui comme Mme Le Pen ou M. Mélenchon se plaignent qu'il y aurait un gouvernement des juges, je dis que le temps où les politiques étaient intouchables est révolu", ajoute-t-il encore.

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Pour François Hollande, l'impartialité de la justice ne fait aucun doute

Invité sur TF1 mercredi, Nicolas Sarkozy mettait notamment en doute l'impartialité de Catherine Champrenault, procureure générale de la Cour d'appel de Paris et ancienne membre du cabinet de Ségolène Royal. "Je ne demande aucun avantage. Qui peut dire que j’ai bénéficié de mon avantage ? Mais là encore, j’apprends qu’au parquet général, la personne qui requerra contre moi est une ancienne membre du cabinet de madame Royal. Je ne fais de procès à personne, mais est-ce que monsieur Hollande aurait été d’accord pour être jugé par un magistrat qui aurait été à mon cabinet ?", avait-il soulevé.

"François Molins, pour lequel j'ai énormément de respect, qui était procureur de Paris au moment de l'affaire Cahuzac, fut à un moment de sa carrière le directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie. Nul n'a laissé penser qu'il pouvait agir avec un parti pris", lui répond dans Le Parisien François Hollande, précisant néanmoins mesurer "ce que représente pour Nicolas Sarkozy cette condamnation à la fois sur le plan humain et sur le plan politique". "C'est aussi une question d'honneur compte tenu des fonctions qu'il a exercées", affirme l'ancien chef de l'État.

Quant au "soutien personnel" apporté par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy, l'ancien chef du parti socialiste considère qu'"en ces circonstances", cela "ne (le) heurte pas". En marge d'une visite dans le cadre du "Beauvau de la sécurité", le ministre de l'Intérieur lui a réaffirmé lundi son "soutien amical".

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Sur le plateau de TF1 mercredi, Nicolas Sarkozy s'est dit victime de "harcèlement" judiciaire depuis "10 ans" et a assuré qu'il se battrait "jusqu’au bout pour que la vérité triomphe". "Je ne baisserai pas la tête, car on me reproche des faits que je n’ai pas commis", a-t-il également déclaré. 

Alors qu'il a fait appel du jugement, Nicolas Sarkozy a menacé de porter son combat devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) en cas de nouvelle défaite.

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