François Hollande réduit les privilèges des anciens présidents

ABOLITION - François Hollande a fait passer un décret visant à réduire les privilèges des anciens présidents de la République. Le nombre de leurs collaborateurs sera réduit.

Voilà une mesure qui ne viendra pas ternir la cote de popularité de François Hollande, mais qui va en faire râler d'autres. François Hollande a fait passer un décret, paru ce mercredi au Journal officiel, instaurant une dégressivité des moyens accordés aux anciens prédisents, comme l'avait annoncé franceinfo. Ce décret est la suite d'un rapport de la Cour des comptes et du Conseil d'Etat. 


Actuellement, les anciens présidents ont droit, chacun, à deux policiers pour leur protection, une voiture avec chauffeur, sept collaborateurs et 65.000 euros annuels. Des frais conséquents pour l'Etat : chaque année, le trio d'anciens présidents coûte la bagatelle de 10,3 millions d'euros, selon un rapport de la Cour des comptes et du Conseil d'État révélé par Mediapart. Ce rapport conseillait à Hollande de rendre certains privilèges dégressifs, car "les besoins liés à la fonction sont moindres au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la fin du mandat".

Réduction du nombre de collaborateurs

Aussi le décret impose une réduction du nombre de collaborateurs, au-delà de la cinquième année suivant le départ des présidents de l'Elysée. Ces derniers auront désormais droit à trois collaborateurs permanents au lieu de sept, un agent de service au lieu de deux.


Petite subtilité : pour les anciens présidents "investis avant le 15 mai 2012", en l'occurrence Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ce délai de cinq années "court à compter de la date d'entrée en vigueur du présent 

décret".


Si les Français ne devraient pas en vouloir à Hollande de lutter contre les privilèges, le président l'a joué quand même discret. Il n'a pas fait d'annonce publique et s'est contenté d'une publication au Journal officiel. Pourquoi une telle discrétion ? Pour ne pas subir les foudres de l'opposition, selon franceinfo : Jacques Chirac étant à l'hôpital et Nicolas Sarkozy en campagne pour la primaire de la droite.

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