François Hollande sur TF1 : "Je me cramponne"

Politique
TELEVISION - Deux ans et demi jour pour jour après son élection, François Hollande s'est livré jeudi soir à un exercice d'explication de son action en direct avec les Français, sur TF1. Mais a peiné à se livrer sur lui-même.

Le chef de l'Etat voulait se montrer proche des Français. Ces derniers ont retrouvé Hollande le pédago. Pour tenter de fissurer la carapace du Président, TF1 l'a mis en première partie d'émission jeudi soir face à Thierry Demaizières, spécialiste des interviews intimistes.

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Après s'être un peu cabré en tentant de dévier la conversation sur la France, le Président finit par accepter de parler de lui mais le ton n'y est pas, et les sujets abordés sont triviaux. "Ma cravate n'est pas droite ? Mais où on en est quand on est sur ce jugement de la politique ?", lance-t-il d'abord, avant d'ajouter : "On me reproche même de manger des frites. Mais quelle est cette conception ?" Pour le reste, il faudra se contenter d'un aveu - "J'ai pu commettre des erreurs, qui n'en fait pas ?" - et d'une confidence : "Depuis deux ans et demi, je me cramponne."

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"Il n'y aura pas d'impôt supplémentaire" d'ici à 2017

Face aux quatre Français venus lui poser leurs questions sur le plateau, le Président retrouve l'un de ses exercices favoris : la pédagogie. Souriant, détendu mais déterminé, il explique inlassablement les réformes engagées depuis deux ans et demi. En en profite pour glisser les quelques annonces de l'émission. A Joëlle, 60 ans et au chômage, il promet le retour d'une allocation pour les chômeurs ayant suffisamment cotisé sans avoir atteint l'âge de la retraite, ainsi qu'un contrat aidé à partir de 2015 pour les chômeurs seniors. Plus tard, il se dira favorable à l'élargissement du service civique, "qui pourrait s'appeler service universel", mais sans détailler le dispositif. Aucune annonce fracassante, donc, pas plus que la candidature de la France à l'organisation de l'Exposition universelle de 2025 ou son soutien à une candidature de Paris aux Jeux Olympiques d'été de 2024.

Finalement, les Français pourraient bien ne retenir de l'exercice que deux promesses, qui sont en fait deux confirmations. "A partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit", a promis François Hollande. Qui a également redit que si le chômage ne baissait pas d'ici à 2017, il ne se représenterait pas : "Les Français seraient implacables et ils auraient raison". Une phrase qui sonne comme le coup d'envoi officiel, vendredi, de la seconde moitié de son mandat.

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