Fréjus : des militants du Parti de gauche évacués du marché par la mairie FN

Politique

POLITIQUE - Le Parti de gauche menace de porter plainte après avoir été exclu du marché par la police municipale de Fréjus (Var). Le maire FN justifie l'intervention.

"Une remise en cause des libertés". C'est en ces termes que la porte-parole du Parti de gauche, Raquel Garrido, qualifie l'exclusion de ses militants du marché de Fréjus (Var). Dimanche, le parti de Jean-Luc Mélenchon organisait une "votation citoyenne" sur "la révocation des élus". Un stand avait été dressé sur le marché de la station balnéaire conquise par le FN en mars dernier.

"Caractère illégal" de l'action

Une initiative qui n'a pas été du goût de David Rachline, le jeune sénateur-maire de la commune . Celui-ci a fait intervenir la police municipale pour évacuer les militants. Une décision aussitôt assumée : "Après vérification auprès des services compétents, il a été établi que le groupe en question s’était installé sur l’un des emplacements du marché dominical sans autorisation d’occupation du domaine public, qui doit être sollicitée au préalable auprès de la Mairie de Fréjus", écrit cette dernière dans un communiqué. La municipalité s'offusque de l'attitude du responsable du stand, le conseiller régional Luc Léandri. "Il n'a pas hésité à opposer un refus d'obtempérer, aggravant encore le caractère illégal de son action."

"Le Front national s'est affronté physiquement au bureau de votation pour empêcher sa tenue. Ceci démontre que le FN craint la participation du peuple qui veut conquérir sa souveraineté", s'indigne de son côté Raquel Garrido. "Face à une telle remise en cause des droits démocratiques les plus élémentaires par la mairie FN de Fréjus, le Parti de gauche se réserve la possibilité de saisir la justice", conclut cette proche de Jean-Luc Mélenchon.

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