Front national : le bureau politique supprime la présidence d'honneur

Politique
DirectLCI
POLITIQUE - Selon "Le Figaro", l'instance dirigeante, réunie à Nanterre dans l'idée de modifier les statuts du parti frontiste, a décidé de voter la fin de ce statut occupé par Jean-Marie Le Pen.

Nouveau rebondissement dans le conflit qui oppose Jean-Marie Le Pen à sa fille, Marine. Selon Le Figaro , ce vendredi 12 juin, le bureau politique du Front national, réuni à Nanterre, a voté la suppression de la présidence d'honneur, régi par l'article 11 bis des statuts. Une annonce, faite quelques minutes plus tôt par L'un des vice-présidents du Front national, Florian Philippot – sur qui le fondateur du FN tire à boulets rouges – sur BFMTV. "Le bureau politique du FN a acté tout à l'heure par un vote la suppression de l'article 11 bis sur la présidence d'honneur du Front national", a ainsi déclaré le cadre frontiste, proche de Marine Le Pen.

Approbation des adhérents par courrier

Pour qu'elle soit actée, cette modification des statuts doit être soumise à l'approbation des adhérents du parti frontiste qui seront consultés par courrier dans les prochains jours. "Les courriers vont partir vers les adhérents, dès les jours qui viennent. Tout sera prêt ce soir, les courriers pourront partir, et nous aurons le résultat définitif avant le 10 juillet", a assuré le numéro deux du parti d'extrême droite. "On a aussi élargi le parrainage des candidats à la présidence du Front national, ce qui va rénover la compétition démocratique à l'intérieur du Front national pour la présidence du mouvement, on a décidé également de mieux prendre en compte la place des élus et des élus locaux, plus nombreux qu'auparavant, par la création d'un conseil national élargi", s'est félicité le député européen.

Cette suppression du poste de Jean-Marie Le Pen, que ce dernier détient depuis 2011, intervient également dans un contexte tendu au FN, puisque le fondateur du Front national a intenté une procédure judiciaire contre sa suspension du FN devant le Tribunal de grande instance de Nanterre, dont le verdict est attendu le 2 juillet. Mais Florian Philippot n'en démord pas: "l'objectif est fixé, de toute façon il ira à son terme. Que ça se passe avec trois jours de retard ou d'avance, ça n'a pas d'importance". Et l'eurodéputé en est certain: "par ses propos extrêmement injurieux, insultants, excessifs, Jean-Marie Le Pen s'est de toute façon de lui-même disqualifié".

A LIRE AUSSI >>  "Au voleur, mon FN !" : échanges théâtraux à l'audience sur la suspension de Jean-Marie Le Pen

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter