Front national : Marion Maréchal-Le Pen a "honte" du "spectacle qui est offert"

Front national : Marion Maréchal-Le Pen a "honte" du "spectacle qui est offert"

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GUERRE INTERNE - La députée FN Marion Maréchal-Le Pen a confié dans un entretien au Parisien avoir "honte" de la situation de tension extrême entre son grand-père Jean-Marie Le Pen et sa tante Marine Le Pen, alors que la justice a donné pour la troisième fois raison au vieux fondateur du parti mardi.

Trop, c'est trop. Dans un entretien donné au Parisien de mercredi, la députée Front national Marion Maréchal-Le Pen a expliqué avoir "honte" du "spectacle qui est offert" par le conflit au FN opposant son grand-père Jean-Marie Le Pen à sa tante Marine. Mardi, la justice a donné raison pour la troisième fois à Jean-Marie Le Pen dans le conflit qui l'oppose à sa fille Marine Le Pen, présidente du FN, en confirmant mardi la suspension du congrès qui était censé supprimer son statut de président d'honneur.

Selon Marion Maréchal-Le Pen, "cela reste une victoire sur la forme, sur la procédure". "La solution démocratique, c'est le recours aux adhérents, la solution pour sortir de cette crise", a-t-elle avancé, suivant ainsi la voie de sa tante Marine. Pourtant, elle ne prend pas pour autant sa défense, et se désole de l'impact médiatique du conflit. "Je ne suis pas fière du spectacle qui est offert. C'est même franchement l'inverse, j'ai honte. Tout cela a un aspect pathétique, c'est grotesque", confie ainsi la députée qui se présente comme "une victime collatérale de ce conflit".

Une candidature en Paca ? "Jean-Marie Le Pen ne sortirait pas grandi"

Jean-Marie Le Pen hésite à se présenter aux élections régionales de décembre en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) contre sa petite-fille de 25 ans investie par le FN. "Jean-Marie Le Pen ne sortirait pas grandi avec une fin de carrière politique de cet ordre-là", estime sa petite-fille qui parle de "la réaction du lion blessé", qui "a ajouté des arguments qui ne jouent pas en sa faveur". Elle condamne les propos qui ont conduit à la mise à l'écart de Jean-Marie Le Pen. "Mais c'est mon grand-père. Je ne peux pas faire fi de la relation qui est la nôtre".

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"C'est sûr que c'était méconnaître Jean-Marie Le Pen de croire que ça allait être facile de le mettre à l'écart... Cependant, la situation était telle que c'était difficile de faire autrement", conclut Marion Maréchal-Le Pen. De son côté, le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, regrette, dans le quotidien économique Les Echos, de "voir la justice soutenir à bout de bras un Jean-Marie Le Pen qui, par ses propos gravissimes, a mille fois mérité de perdre son titre".

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