"Front social" : première mobilisation à Paris au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron

"Front social" : première mobilisation à Paris au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron

MANIFESTATION - Des milliers de personnes manifestaient lundi à Paris, à l'appel de plusieurs sections syndicales, pour faire valoir "l'égalité des droits contre un précariat généralisé".

A peine élu et déjà une manifestation. Ce lundi en début d'après-midi, plusieurs milliers de personnes, selon les organisateurs, ont manifesté dans le calme à Paris, à l'appel du collectif  "Front social". Ce mouvement, composé de militants qui, pour la plupart, étaient dans la rue jusqu'aux derniers jours du mouvement contre la loi travail, entendait ainsi exprimer son mécontentement au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron.

Pendant l'entre-deux-tours, plusieurs dizaines de sections de la CGT (Info'Com-CGT, CGT Energie 75 ou encore CGT Goodyear), de Sud (fédération SUD-PTT et SUD-Rail Saint-Lazare notamment), mais aussi du syndicat étudiant Unef, réunis au sein du collectif Front social, avaient appelé pendant l'entre-deux-tours à "participer à la première mobilisation sociale du quinquennat, quel que soit le candidat élu".

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"Nous avons décidé de ne pas baisser la tête"

Les manifestants, rassemblés Place de la République, se sont ensuite dirigés vers la Place de la Bastille en criant : "Anti-capitalistes".  "Urgence sociale et écologique", "Pour l'égalité des droits contre un précariat généralisé" ou encore "En Marx", pouvait-on lire sur des pancartes, tandis qu'une chorale improvisée chantait Merci patron !, la chanson des Charlots (et du film éponyme de François Ruffin) ou L'hymne des femmes.

"Nous avons décidé de ne pas baisser la tête dans les premiers jours de mandature", a commenté Romain Altmann, responsable du syndicat Info'Com. "Ce qui nous attend est assez grave, comme une loi travail n°2, qui va voir le jour dans les prochaines semaines", prévient le syndicaliste. Parmi ses premières mesures, Emmanuel Macron prévoit en effet de réformer le droit du travail. 

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Les centrales syndicales absentes des cortèges

Pour Michael Wamen, de la CGT Goodyear à Amiens, "le Medef applaudit des deux mains", l'élection d'Emmanuel Macron. "Ce n'est pas un président qui a été élu, c'est un président directeur général", dénonce-t-il. Très peu de gens ont voté pour Macron par conviction. On est là pour montrer qu'on ne va pas lâcher", commente un manifestant, âgé de 25 ans et non syndiqué, qui participait au cortège.

A la tête dess centrales syndicales nationales,  on a décidé de ne pas s'associer à ce rassemblement, en dépit des inquiétudes concernant la volonté du président élu de légiférer par ordonnances pour réformer le droit du travail, dès cet été. Le 22 avril dernier, à la veille du premier tour, le Front social avait déjà organisé une manifestation à Paris, à laquelle avaient participé près de 2.000 personnes. Ce lundi, les organisateurs attendaient entre 5000 et 10.000 participants.

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