Fusillade de Strasbourg : la polémique sur la surveillance des fichés S reprend

Fusillade de Strasbourg : la polémique sur la surveillance des fichés S reprend

POLITIQUE - Suite à l'attaque qui a endeuillé la ville de Strasbourg mardi soir, la polémique commence à naître concernant la surveillance du suspect présumé, fiché S pour radicalisation en 2016. Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a allumé la mèche.

Quelques heures auront suffi pour qu’une polémique s’empare de la fusillade de Strasbourg. Si le profil du principal suspect demeure à cette heure encore flou, quelques représentants politiques ont fait le rapprochement entre ce passage à l’acte et la fiche S (pour "sûreté de l'État") qui concerne le tireur. 

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez s'est ainsi interrogé mardi soir : "Combien d'attentats commis par des fichés S devons-nous encore subir avant d'adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme ?" Et d'ajouter : "Qu'attendons-nous pour enfin livrer bataille pour éradiquer l'intégrisme qui nous a déclaré la guerre ?"

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"Ce n'est pas le moment"

Dans les rangs LR, cette critique une poignée d’heures après les faits a dérangé certains. "Ce n'est pas le moment", a réagi la députée européenne (LR) Françoise Grossetête, invitée à réagir sur franceinfo sur cette prise de position. Selon l'élue, confinée au Parlement européen de Strasbourg avec d'autres collègues, "l'heure est à l'émotion. Tout le monde est dans l'émotion".

Plusieurs internautes ont, eux aussi, vertement critiqué les propos du patron LR : "Ce tweet aurait pu attendre demain ! Quelle honte ! Être dans la polémique avant même que la police ait remis son arme dans son fourreau ! Incompréhensible..." réagissait l'un d'entre eux.

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Parmi les autres représentants politiques, rares sont ceux qui ont critiqué l'action de l'Etat dès mardi soir : après avoir appelé les Strasbourgeois à la prudence, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a réagi aux informations sur le tireur, "fiché S" (pour "sûreté de l’Etat"). "Quand nous donnerons-nous enfin les moyens de gagner (la guerre totale que nous livrent les terroristes) ?", questionne-t-il.  De son côté, le maire de Fréjus, David Rachline (Rassemblement national) s'en est lui aussi pris à la politique du gouvernement.

Marine Le Pen a, elle, expliqué qu'"un changement radical doit intervenir, puisque la politique contre le terrorisme est manifestement défaillante".

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