Gaspard Gantzer, ex-conseiller de François Hollande, rejoint la liste des candidats à la mairie de Paris

Gaspard Gantzer, ex-conseiller de François Hollande, rejoint la liste des candidats à la mairie de Paris
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POLITIQUE - Dans un an, la bataille pour les municipales battra son plein. Aujourd’hui en coulisses, les futurs candidats s’activent et préparent déjà le terrain. Alors avec qui faudra-t-il compter ?

Maire de Paris : le poste est prestigieux alors la place est convoitée. A plus d’un an des élections municipales, les tractations vont bon train en coulisses, et chaque parti réfléchit au meilleur candidat à envoyer au front.


La campagne fait déjà rage en interne au sein de La République en marche, même si le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui ne s'est toujours pas déclaré officiellement, fait figure de grand favori. D’ailleurs, tous ses opposants ont vu dans la bourde du secrétaire général de LaREM Stanislas Guérini le 21 février dernier un moyen de privilégier l’ancien socialiste. Invité sur Radio Classique, Stanislas Guérini avait laissé entendre que le candidat officiel pourrait être désigné "dans le courant du mois d’avril, peut-être avant les européennes", alors que cette décision ne devait pas intervenir avant l’été. Beaucoup y ont vu un moyen de préparer le terrain à Benjamin Griveaux, proche de Guérini, qui souhaiterait quitter le gouvernement rapidement, annoncer officiellement sa candidature et entrer en campagne plus tôt que prévu. 

Philippe et Macron surveillent de près

Face à lui, le porte-parole du gouvernement devrait trouver le secrétaire d’Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi. Ce dernier a officialisé sa candidature à l’investiture de La République en marche aux municipales de 2020 à Paris le 6 mars. Mais cela n’a pas plu au président de la République et au Premier ministre, qui l’ont appris dans les médias. Edouard Philippe a même convoqué son secrétaire d’Etat jeudi 7 mars pour un remontage de bretelles. La preuve que la désignation du candidat LaREM aux municipales intéresse jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.


Outre Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi, le député Cédric Villani espère lui aussi être investi. Après la sortie de Stanislas Guérini, il avait réclamé plus de "transparence" et de "sérénité" dans la campagne. Il critiquait également le fait que La République en marche ait commandé à un institut de sondage une enquête dans laquelle seul Benjamin Griveaux avait été testé comme candidat. Pour le parti de la majorité, sont également candidats le député de Paris et vice-président de l’Assemblée nationale Hugues Renson, le sénateur de Paris Julien Bargeton et l’adjointe au maire du 4e arrondissement Anne Lebreton.

Rachida Dati veut faire de Paris sa priorité

A droite, une candidate médiatique s'est déclarée cette semaine : l’actuelle maire du 7e arrondissement et ancienne ministre Rachida Dati. Dans une interview au Figaro ce 5 mars, elle a annoncé renoncer à briguer un nouveau mandat de députée européenne pour se consacrer à Paris. "Je réfléchis très sérieusement à cette candidature. A Paris, il est urgent de changer de politique et je proposerai de le faire. Je m’y engagerai sans hésitation". "Paris a toujours été la ville de toutes les promesses. Paris répond-elle toujours à cette promesse ? Je ne le crois pas. Je veux redonner à Paris cette ambition" a ajouté celle qui a multiplié récemment les sorties et les cafés-débats dans l’est de la capitale.


Si, dans le camp des Républicains, les modalités de désignation ne sont pas encore décidées, la maire du 5e arrondissement et cheffe de file du groupe Républicains et indépendants (LRI) au Conseil de Paris Florence Berthoud s’est récemment prononcée en faveur d’une primaire, mode de désignation déjà expérimenté en 2014. Mais Rachida Dati n’est pas pour. "Si on part divisés, on laisse les clés de Paris à Anne Hidalgo. La division a toujours servi l’adversaire. Et je crois qu’une primaire ne ferait que la renforcer." Les Républicains trancheront ce débat avec une commission d’investiture prévue à l’automne. Outre Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement, s’est lui aussi déclaré.


Ancien membre des Républicains aujourd’hui député Agir, Pierre-Yves Bournazel compte également être de la bataille de Paris. Elu du 18e arrondissement depuis 2008, il veut incarner une "offre politique inédite" en rassemblant des gens de droite, du centre et de la gauche. Il s'est déclaré candidat "indépendant" à la mairie de Paris dans une interview accordée le 11 mars au Parisien, alors que devait paraître le 13 mars son ouvrage intitulé Revoir Paris.

Gaspard Gantzer sort de l'ombre

Gaspard Gantzer, ancien collaborateur de Bertrand Delanoë et ex-conseiller en communication de François Hollande, a officialisé sa candidature mardi 12 mars en critiquant le bilan d'Anne Hidalgo, notamment sur le plan environnemental et de la propreté. Il a lancé le mouvement Parisiennes, Parisiens, qui revendique près de 1.500 sympathisants. L'énarque veut être "le candidat des classes moyennes et de toutes les familles parisiennes". A travers son mouvement, il espère présenter des listes "dans toutes les communes de la métropoles, en commençant par celles limitrophes de la capitale". 


Chez les écologistes, le porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts Julien Bayou s’est déjà déclaré candidat, tout comme David Belliard, président du groupe EELV au Conseil de Paris. Du côté des Insoumis, Danielle Simonnet, conseillère du 20e arrondissement, semble la mieux placée.


Rappelons également que le forain Marcel Campion, en guerre avec l'actuelle municipalité, a annoncé qu'il serait candidat.

Tous auront certainement à affronter l’actuelle maire de Paris Anne Hidalgo. Après quelques mois difficiles, plombés par la fin d’Autolib, la fermeture des voies sur berges, la désignation d’un nouveau concessionnaire Vélib’ ou les épisodes de pollution, la maire de Paris reprend des couleurs.

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