Gérard Larcher : "Le modèle sur lequel Emmanuel Macron a construit sa réforme des retraites a volé en éclats"

Gérard Larcher : "Le modèle sur lequel Emmanuel Macron a construit sa réforme des retraites a volé en éclats"
Politique

RÉACTION - Invité d'Elizabeth Martichoux ce jeudi 9 avril, Gérard Larcher, président LR du Sénat, a commenté l'actualité liée au coronavirus, notamment son impact sur les Français et les réformes en cours.

Invité ce jeudi 9 avril d'Elizabeth Martichoux sur LCI, Gérard Larcher est notamment revenu sur le "jour d'après", ce monde qui nous attend après la crise sanitaire du Covid-19. Sur ce sujet, une question s'impose : Emmanuel Macron doit-il continuer les réformes engagées avant la propagation de l'épidémie en France, à l'instar de la si controversée réforme des retraites, passée avec le recours du 49.3 à l'Assemblée nationale ? 

"La réforme des retraites, ce n'est plus le moment" concède le président LR du Sénat. "Tout simplement parce qu'elle était construite sur un modèle qui est en train de voler en éclats. On ne peut pas repartir comme si de rien n'était, avec un PIB ayant perdu 7 points. Le jour d'après nécessitera des priorités, des révisions profondes. On voit bien à quoi sont confrontés nos amis américains. Le 'chacun pour soi' ne sera pas la solution. C'est ce qu'il faudra remettre en cause, pas la mondialisation."

Clairement, les choses ne peuvent pas reprendre comme avant : "Avec un tel PIB, on ne peut pas repartir sur un modèle pré-écrit. Le jour d'après ne nécessite pas des abandons mais des révisions profondes et pas seulement pour cette réforme des retraites. Je pense à la conception même qu'on pourra avoir de la participation, le rôle et la place de l'entreprise, des salariés, de ceux qui sont sur le terrain...", poursuit le président du Sénat, avant de préciser que "rien ne serait pire que la désunion nationale."

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"La meilleure des réponses sera solidaire et européenne"

Toujours dans ce "monde d'après", Gérard Larcher plaide pour une "révolution du système de santé" : "Le premier élément de ce temps d'après-crise sera d'abord cette révolution de notre système de santé. Et ce n'est pas simplement des réponses budgétaires" assure-t-il.

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Le président LR du Sénat a également évoqué avec Elizabeth Martichoux des décisions de "justice sociale" à prendre : "Les caissières, chacun sait que ce sont les plus modestement payées [...] Nous voyons aussi l'engagement des agriculteurs. Il y aura une question de souveraineté. Il y aura à apporter des réponses à caractère économique, social, sociétal : je ne suis pas sans craindre qu'il y ait une France plus fracturée." De manière plus générale, il a rappelé la nécessité d'une entraide européenne : "Ce n'est pas la mondialisation qui est condamnée : ce sont les choix que nous avons faits par rapport à la mondialisation. Pour sortir de la crise, la meilleure des réponses sera solidaire et européenne".

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