Gifle à Manuel Valls : Nolan L. condamné à trois mois avec sursis

Politique
CLAQUE - Mardi, en marge du déplacement de Manuel Valls à Lamballe dans les Côtes-d’Armor, un jeune homme de 18 ans a giflé l'ex-Premier ministre. Au lendemain des faits, Nolan L. a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Décidément les déplacements ne réussissent pas à Manuel Valls depuis quelques semaines. Mardi, l’ancien Premier ministre rencontrait des élus de la commune de Lamballe dans les Côtes d’Armor. A la sortie de la mairie, alors qu’il s’adonne à un bain de foule, le candidat à la primaire de la gauche est "attaqué" par une jeune homme qui feint de lui serrer la main et lui asséne une gifle.


Rapidement, le jeune homme de 18 ans est maîtrisé par le service de sécurité et plaqué au sol, avant que Manuel Valls ne calme le jeu.

Au lendemain des faits, Manuel Valls a décidé de porter plainte afin de ne "pas laisser passer cet acte de violence". "Si vous ne portez pas plainte, vous donnez l’impression que c’est possible. Il n’y a pas de violence possible en démocratie, c’est inacceptable", a-t-il ajouté.

Une peine bien en-dessous de la sentence risquée

Déféré cet après-midi, Nolan L. s’est vu proposer une peine dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une procédure qui permet d’éviter un procès. Le parquet de Saint-Brieuc a indiqué à LCI que cela se concrétisait en une peine de "trois mois d’emprisonnement intégralement assortie d’un sursis avec obligation d’effectuer 105 heures de travaux d’intérêt général dans un délai de 18 mois". Une peine que le gifleur a acceptée.


Le geste, adressé, comme le rappelle L’Express, à Manuel Valls, redevenu député de l’Essonne et considéré à ce titre comme "personne chargée de mission de service public", faisait pourtant risquer à son auteur une peine de prison de trois ans et une amende de 45.000 euro, comme le rappelle l’article 222-13, du code pénal. qui implique une "circonstance aggravante". Dans ce cas précis, la gifle n’a pas entraîné d’incapacité temporaire de travail (ITT) supérieure à huit jours, puisque le jeune homme a seulement effleuré l’ancien Premier ministre.

Bis repetita pour Valls

Cette attaque n’est pas une première pour Manuel Valls. Le 22 décembre dernier, en en pleine visite du marché de Strasbourg, il avait été enfariné par un opposant. L’homme l’avait alors interpellé sur l’article 49.3 de la Constitution, un article utilisé à six reprises lorsqu’il était en fonction. Là aussi, l’individu avait été maîtrisé dans la foulée et le candidat à la primaire de la gauche avait pris avec le sourire cet incident.


Or, au moment des faits, Manuel Valls n’avait plus de fonctions politique. Démissionnaire de son mandat de Premier ministre, il n’était pas non plus maire d’Evry ni député de l’Essonne. L'enfarineur n’encourait ainsi qu’une amende de 750 euros.

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