Quand Xavier Bertrand reprochait à Emmanuel Macron de ne pas se mettre "à portée de baffes"

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand a dénoncé la lenteur de la stratégie vaccinale.

PETITE PHRASE - Moins d'une semaine avant que le président de la République ne soit giflé par un individu à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, Xavier Bertrand a regretté "le cordon sanitaire" autour d'Emmanuel Macron, qui empêchait le chef de l'État de se mettre "à portée de baffes".

C'est une déclaration malheureuse à la lumière de ce qu'il s'est passé ce mardi 8 juin à Tain-l'Hermitage. A l'occasion d'une visite dans la Drôme, Emmanuel Macron a été giflé par un individu, qui a été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue. 

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Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

Quelques jours auparavant, dans une interview en direct sur RTL, la président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand a regretté que le président ne se mette pas "à portée de baffes". Interrogé sur le tour de France des régions du chef de l'État, l'ancien membre des Républicains et candidat à l'élection présidentielle de 2022 avait estimé qu'Emmanuel Macron "est en campagne", à la fois "pour les régionales" et "pour la présidentielle"

Il faut être en immersion, il ne faut pas qu'il y ait de cordon sanitaire- Xavier Bertrand

"De sa part, il n'y a plus grand-chose qui me surprend ou qui me choque [...] Mais pendant ce temps-là, comment le pays est dirigé ?", s'était-il interrogé, jugeant qu'Emmanuel Macron ne prenait pas "vraiment [...] le pouls du pays"

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"Il ne faut pas être en représentation, il faut être en immersion, il ne faut pas qu'il y ait de cordon sanitaire", avait-il lancé. Avant d'ajouter: "C'est pas le tout d'aller au contact. Il faut être à portée de baffes. C'est ce que je fais depuis maintenant cinq ans et demi"

Alors que, quelques heures après son agression, Emmanuel Macron a assuré qu'il allait continuer d'aller "au contact, à portée d'engueulades", la classe politique, dont Xavier Bertrand, a unanimement condamné le geste. "Aucun désaccord politique ne justifiera jamais la violence. Le respect des institutions de la République et de ses représentants est un principe cardinal de notre vie démocratique", a ainsi tweeté l'ancien ministre du Travail

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