Sa gestion de la crise, les violences, son éventuelle démission... Ce qu’il faut retenir des déclarations d’Édouard Philippe sur TF1

Politique
GILETS JAUNES - Le Premier ministre, Édouard Philippe, était l’invité de Gilles Bouleau ce jeudi soir dans le 20H de TF1. Il a longuement évoqué le mouvement des Gilets jaunes et la perspective de nouvelles violences en marge des nouvelles manifestations prévues samedi.

Le regard était fixe, le mot clair. Après s'être exprimé devant l’Assemblée nationale mercredi, puis le Sénat ce jeudi après-midi, c’est un Édouard Philippe au discours parfaitement rodé et assuré qui est venu répondre aux questions de Gilles Bouleau sur le plateau du 20H de TF1. Bien sûr, il n’a été question que du mouvement des Gilets jaunes, qui agite tout le territoire français depuis bientôt un mois, et fait craindre de nouvelles violences ce samedi, le quatrième de suite dédié aux manifestations. 


Retour sur les déclarations les plus fortes du chef du gouvernement.

Au Puy-en-Velay, il y a des fonctionnaires d’une préfecture à qui on a hurlé ‘vous allez rôtir comme des porcs’, qui ont vu des manifestants empêcher les secours d’intervenir...Édouard Philippe sur TF1

Sur la cacophonie entre Emmanuel Macron et lui

"Il n’y a aucune cacophonie, cette taxe n’est pas dans le budget, elle est annulée, point. Cette taxe a cristallisé la colère des Français. Nous avons entendu cette colère, nous l’avons comprise. Cette annulation est un geste d’apaisement. Aucune taxe ne mérite de mettre en cause l’unité nationale. Cette annulation permet d’entrer dans un dialogue, un débat que le Président a appelé de ses vœux. C’est un geste qui permet le retour au calme, auquel les Français sont extrêmement attentifs."

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Edouard Philppe : "Il n'y a aucune cacophonie. Nous avons entendu la colère des Français"

Sur les manifestants qui viendront "pour blesser, tuer, piller"

"Nous avons des informations, et nous avons l’expérience de samedi dernier. De nombreux individus sont venus pour en découdre et s’en prendre aux forces de l’ordre. C’est très choquant. J’ai entendu l’expression d’une colère, mais aussi d’autres choses qui me frappent, comme ces personnes qui appellent à marcher sur l’Élysée. On sait ce que ça veut dire. Certains des représentants des Gilets jaunes qui sont venus me rencontrer à Matignon ont été menacés de mort ! Des élus au suffrage universel ont vu leurs familles menacées. Au Puy-en-Velay, il y a des fonctionnaires d’une préfecture à qui on a hurlé ‘vous allez rôtir comme des porcs’, qui ont vu des manifestants empêcher les secours d’intervenir... Mais je ne suis pas inquiet. La République est solide, ses institutions sont fermes. Nous avons aussi entendu des appels au calme, formulés par des responsables politiques de tous bords, qui savent que ce qu’est le bien commun, et que le bon sens ne peut pas accepter cela."

On essaye de faire en sorte que le travail paye, les Français nous disent qu’il faut aller plus vite, nous allons essayer d’aller dans leur sens.Édouard Philippe sur TF1

Sur une éventuelle augmentation du Smic

"Nous avons évoqué la possibilité de prendre en compte des mesures qui pourraient correspondre au versement d’une prime défiscalisée, par les employeurs aux salariés. Cette proposition sera discutée par les organisations syndicales et patronales, je m’en réjouis. Tout ce qui peut permettre d’augmenter le pouvoir d’achat, je suis pour. On essaye de faire en sorte que le travail paye, les Français nous disent qu’il faut aller plus vite, nous allons essayer d’aller dans leur sens."

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Pouvoir d'achat : Edouard Philippe évoque "une prime défiscalisée"

Sur le caractère inattendu de cette crise

"L’expression de cette colère est assez inédite. À mon sens, elle vient de loin, elle a longtemps été sourde, muette, probablement par pudeur et par fierté. Nous la prenons en compte dans nos mesures, mais aussi dans notre détermination à préserver la sécurité des Français, des biens, des personnes et des institutions."

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"Vous n'avez rien vu venir ?" La réponse d'Edouard Philippe

Sur le dispositif de samedi

"Nous allons utiliser une douzaine de véhicules blindés de la gendarmerie, parce que nous avons en face de nous des gens qui ne sont pas là pour manifester mais pour casser. Nous avons mobilisé 8.000 membres des forces de l’ordre à Paris et 89.000 dans toute la France. Nous ne voulons pas que la République, les institutions, la sécurité collective soient mises en jeu. Je crois au bon sens des Français. Quand on se met autour d’une table, qu’on travaille beaucoup, on trouve une solution."

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"Avez vous songé à démissionner?" : la réponse d'Edouard Philippe

Sur son éventuelle démission

"Ma mission, c’est d’atteindre les objectifs fixés par le Président. Je le fais avec le soutien de la majorité, et avec la confiance du Président, c’est ce qui m’importe."

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"Avez vous songé à démissionner ?" : la réponse d'Edouard Philippe

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