Emmanuel Macron veut "repenser" certaines méthodes d'intervention de la police

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La colère des Gilets jaunes

POLICE - Lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle, Emmanuel Macron a fait part de sa préoccupation quant à l'état de fatigue des policiers, après plusieurs mois très éprouvants de mouvement des Gilets jaunes, évoquant la possibilité de "repenser" certaines méthodes de la police.

Suite à son retour de vacances, Emmanuel Macron a fait un point ce mercredi sur la rentrée et sur les dossiers chauds du moment lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle. Le G7 à Biarritz, la crise entre l'Iran et les États-Unis, le Brexit mais aussi des sujets nationaux comme un possible remaniement ou encore le mouvement des Gilets jaunes ont été évoqués par le chef de l'État.

Le président a aussi été interrogé sur les policiers et leurs méthodes après des mois très tendus notamment liés au mouvement des Gilets jaunes. Il a assuré devant la presse qu'il était "très vigilant" quant à l'état de fatigue des policiers, tout en envisageant de "repenser certaines méthodes d'intervention", au vu des "blessures inacceptables" chez les policiers et les manifestants.

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"Cela doit nous conduire à repenser certaines méthodes d'intervention, à les relégitimer si besoin". Mais "je souhaite que la justice soit partout et la transparence avec", a dit le chef de l'Etat. "J'ai entendu le rapport par le défenseur des droits et je recevrai les médecins qui m'ont interpellé sur ce point", a-t-il précisé.

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 "Il n'y a pas de liberté s'il n'y a pas d'ordre public. Notre police a agi dans ce cadre. Avez-vous vu l'utilisation que les régimes  autoritaire font de la situation française ?" Quand ils font une opération policière, "ils disent +voyez, c'est pareil en France. Avec ces violences, "on affaiblit l'état de droit", a-t-il mis en avant.

Lundi, Vladimir Poutine qu'Emmanuel Macron recevait au Fort de Brégançon a comparé les actions de la police en France contre les Gilets jaunes aux vagues d'arrestations d'opposants à Moscou. Une séquence qui a beaucoup agacé le chef de l'État qui a rappelé "que comparaison ne vaut pas raison".

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