"Ils n'auront pas le dernier mot" : ce qu'il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe sur TF1

Politique
RÉPONSE - Invité du JT de 20H de TF1, Edouard Philippe a indiqué vouloir durcir les sanctions contre les "casseurs" et les manifestations non-déclarées. Le Premier ministre a également salué le travail des forces de l’ordre et de la justice.

"Ceux qui remettent en cause les institutions n’auront pas le dernier mot." Ce lundi 7 janvier, sur le plateau du JT de 20H de TF1, Edouard Philippe s’est montré intransigeant envers les "casseurs" et "ceux qui se rendent responsables d’actes délictueux". Le Premier ministre a notamment indiqué vouloir une "loi nouvelle" et un "changement de méthode" de la part des forces de l’ordre. 

"Changement de méthode"

Edouard Philippe dit avoir constaté au fil du mouvement que "les pratiques" et "les méthodes" utilisées par "ceux qui veulent remettre en cause les institutions" étaient en train de changer. En réponse, le chef du gouvernement dit avoir demandé au ministre de l’Intérieur de réfléchir à un "changement de méthode". Celui-ci passerait pas des investissements dans du nouveau matériel et par une stratégie de la mobilité. "Entre le 1er et le 8 décembre, nous avons changé la doctrine, organisé les forces pour en faire sorte qu'elle soit mobile et ne soit pas dépassée."

Edouard Philippe assure également que les forces de l'ordre resteront particulièrement mobilisées avec 80.000 représentants de l'ordre public à travers la France, dont 5000 à Paris, samedi prochain. Un dispositif "considérable", selon le Premier ministre.

"Une loi nouvelle"

En plus d’un changement tactique, Edouard Philippe dit vouloir un changement législatif. Bien qu’il entende "préserver" la liberté de manifester, il a souligné que chaque nouvelle mobilisation devra se faire dans les règles. "Vous êtes organisateur d'une manifestation, il faut la déclarer", a-t-il averti. 

Le locataire de Matignon a fait savoir que le gouvernement était favorable à ce qu’une "loi nouvelle" soit adoptée pour sanctionner ceux qui ne respectent pas cette obligation de déclaration, ceux qui participent à des mobilisations non déclarées et ceux qui arrivent aux manifestations cagoulés. "Arriver cagoulé à une manifestation, c'est aujourd'hui une contravention. Demain, ce doit être un délit." 


Ce dispositif censé muscler l'arsenal répressif sera créé sur le modèle de la lutte contre le hooliganisme. Celui-ci consiste à lister, dans un fichier national des interdits de stage (FNIS), les identités des personnes ayant commis des infractions durant les matches ou en dehors, tels des jets de projectiles, des actes xénophobes ou encore des dégradations. Créé en septembre 2007, le FNIS permet à la justice d'interdire de stade, pour une durée maximale de cinq ans, toute personne figurant sur ce fichier. 

"Garantir l'ordre public"

Edouard Philippe a également tenu à saluer le travail des forces de l'ordre et de la justice afin de répondre à "ceux qui remettent en cause les institutions". Le Premier ministre a expliqué que depuis le début des événements, il estimait que les interpellations et les condamnations permettaient de "garantir l'ordre public auquel nous sommes tous attachés".


En tout, sur les près de 5600 gardes à vue qui ont eu lieu depuis le début des événements, il y a eu plus d'un millier de condamnations, selon les chiffres de Matignon.

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