Gilets jaunes : l’Élysée craint que les manifestants montent à Paris samedi "pour casser et pour tuer"

Politique
ACTE IV – Le gouvernement se prépare à une nouvelle vague de violences ce samedi. Selon l’Elysée, quelques milliers de manifestants semblent déterminés à en découdre avec les forces de l’ordre.

En dépit de l’annulation des hausses de taxes sur les carburants pour l’année 2019 confirmée ce mercredi soir par l’exécutif, l’Élysée craint un mouvement "d'une grande violence" samedi, en particulier à Paris. "Les remontées du terrain sont extrêmement inquiétantes", a confié l’entourage du chef de l'Etat à LCI. La présidence redoute que plusieurs milliers de personnes déterminées sont attendues "pour casser et pour tuer".


Signe de cette inquiétude au sommet de l’État, Emmanuel Macron a demandé ce mercredi "aux forces politiques et syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme", a rapporté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, à l'issue du Conseil des ministres. "Ce qui est en jeu, c'est la sécurité des Français et nos institutions. Je lance ici un appel à la responsabilité", a abondé le Premier ministre, Édouard Philippe, lors d'un discours à l'Assemblée nationale cet après-midi. 

Des militaires du dispositif Sentinelle mis à contribution ?

De son côté, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner a pour sa part invité les Gilets jaunes à ne pas venir manifester samedi à Paris. Non pour "faire taire leurs revendications", a assuré Edouard Philippe, mais pour éviter d'être "piégés par ceux qui s'organisent déjà pour semer le désordre et le chaos." Toutes les forces de police et de gendarmerie disponibles dans le pays seront ainsi mobilisées à Paris et en province, a ajouté le ministre de l'Intérieur, et "toute personne qui sera prise en flagrant délit de violence ou de dégradations" sera interpellée. 

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Gilets jaunes : comment éviter un nouveau samedi noir ?

Selon une source syndicale, 55 des 60 compagnies de CRS déployées en métropole seront mobilisées samedi. Selon des sources proches des forces de l'ordre, des militaires, notamment du dispositif Sentinelle contre le terrorisme, pourraient également être mis à contribution pour assurer la garde statique de sites administratifs et institutionnels.

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