"Les petits casseurs de M. Castaner", le ministre de l'Intérieur porte plainte contre Nicolas Dupont-Aignan

Politique
JUSTICE - Le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il avait décidé, au nom des forces de l'ordre mobilisées, de porter plainte contre le président du parti souverainiste Debout La France pour des propos tenus à l'Assemblée nationale.

"Pour l'honneur de ces femmes, de ces hommes". C'est au nom des forces de l'ordre mobilisées, que Christophe Castaner annoncé ce vendredi intenter une action à l'encontre le président du parti souverainiste Debout La France pour des propos tenus à l'Assemblée nationale. 


"J'ai décidé de porter plainte à l'encontre de Monsieur Dupont-Aignan qui, sans vergogne, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale à osé affirmer que c'était les petits casseurs de Monsieur Castaner qui avaient saccagé l'Arc de Triomphe", a ainsi déclaré le ministre de l'Intérieur lors d'un point presse depuis Beauvau, à la veille de "l'acte IV" de la mobilisation des Gilets jaunes. "On verra si ce Monsieur ose nous opposer son statut parlementaire, il ajouterait alors la honte à l'indignité", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les violences en marge de la journée de mobilisation parisienne du 1er décembre, Nicolas Dupont-Aignan avait ce mercredi au micro de Quotidien, accusé à demi-mot le gouvernement d’être responsable des dégradations de l’Arc de Triomphe. "Ils ont aussi ravagé l’Arc de Triomphe", l'avait interpellé le journaliste désignant les Gilets jaunes. "Non ce ne sont pas eux, ce sont les petits casseurs de monsieur Castaner", avait aussitôt rétorqué Nicolas Dupont-Aignan, avant de se répéter à voix basse. "Pas monsieur Castaner, les petits casseurs de Monsieur Castaner", avait-il enfin précisé, abondant ainsi dans le sens de la théorie du complot. Jusqu'à ce vendredi, le gouvernement ne s'était pas encore exprimé au sujet de cette grave accusation.

Cet après-midi, Nicolas Dupont-Aignan a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a indique que "(son) devoir c'est de porter la parole des Français qui veulent justement la vérité, toute la vérité sur les manipulations du pouvoir". "Je ne me tairai jamais, je ne me tairai pas car ce n'est pas mon cas personnel qui est en jeu mais la question bien plus grave de la liberté d'expression que veut bâillonner le gouvernement dans notre pays", a ainsi expliqué le député de l'Essonne.

 "Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou vote émis par lui dans l'exercice de ses fonctions", a insisté l'élu, qui a demandé, pour l'instant en vain, la constitution d'une enquête parlementaire sur les violences commises les 24 novembre et 1er décembre dernier à Paris.

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