Gilets jaunes : un radar sur deux désormais hors-service

Gilets jaunes : un radar sur deux désormais hors-service

Politique
DÉGRADATIONS - Dommage collatéral du mouvement des Gilets jaunes : après plus de trois semaines de mobilisation, la moitié du parc de radars automobiles du pays est aujourd’hui hors de service, avec la multiplication des actes de vandalisme.

Ils sont une cible privilégiée des Gilets jaunes : depuis la première mobilisation générale, le 17 novembre dernier, au moins 250 radars automatiques ont été détruits, incendiés ou dégradés sur les routes de France, selon une information d’Europe 1


Selon la radio, c’est au total la moitié des radars automatiques du pays qui a été mise hors de service. Dans certains départements ruraux, la quasi-totalité des appareils sont même maintenant inopérants. Aux destructions pures et simples s’ajoutent des actes des cabines recouvertes de peinture ou de plastique. Plus de 1.500 actes de vandalisme ont été recensés dans toute la France.

La facture se chiffre déjà en millions d’euros selon nos confrères. Et ce sans compter le manque à gagner, puisque le nombre de flashs, et donc d’amendes, est en chute libre. Pour rappel, le poids des amendes prélevées grâce aux radars automatiques doit peser plus d'un milliard d'euros dans le budget 2019. Il est quasiment entièrement reversé à la lutte en faveur de la Sécurité routière.

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Tagués, bâchés, abîmés... les radars pris pour cible par les "gilets jaunes"

Fin novembre, au douzième jour de la mobilisation, on recensait déjà près de 800 radars automatiques dégradés. Le phénomène s’est donc poursuivi en dépit des risques encourus par les auteurs de ces actes : amendes, travaux d’intérêt général, mais aussi peines de prison pouvant aller jusqu’à sept ans en cas de circonstances aggravées. 

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