Vers un remaniement plus large que la succession de Gérard Collomb

Vers un remaniement plus large que la succession de Gérard Collomb

Politique
TAMBOUILLE - Le président de la République et le Premier ministre pourraient profiter du départ de Gérard Collomb pour procéder à un large remaniement. En plus de l’Intérieur, plusieurs ministères pourraient voir leurs occupants plier bagages.

Cette fois-ci, l'exécutif voit large. Contrairement au mois de septembre, qui avait vu Nicolas Hulot et Laura Flessel être remplacés poste pour poste par François de Rugy et Roxana Maracineanu, Emmanuel Macron et Edouard Philippe devraient procéder à plusieurs changements à la tête des ministères dans les prochains jours. La chose aura lieu au plus tard en début de semaine prochaine, le prochain conseil des ministres, auquel sera présent le nouveau gouvernement, ayant été convoqué mercredi 10 octobre.

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Outre Matignon, c’est ce que plaident bon nombre de députés ou de conseillers. "L’intérêt du gouvernement serait de faire un remaniement large, il lui faut reprendre la main, arrêter de subir les événements", a déclaré la porte-parole du groupe LaREM à l’Assemblée nationale Aurore Bergé au Monde. "On a du mal à valoriser ce qu’on fait. Regardez le plan pauvreté ou le plan santé, on les a nous-mêmes éclipsés. C’est rageant, on se met des balles dans le pied nous-mêmes." "Un remaniement large doit aussi être l’occasion de promouvoir les membres du gouvernement et les parlementaires qui ont réussi depuis seize mois", a expliqué un conseiller du président au journal du soir.


Pour se donner le temps de constituer la meilleure équipe gouvernementale possible, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont d’ailleurs choisi de nommer ce dernier ministre de l’Intérieur par intérim. Le remaniement devrait intervenir avant le prochain Conseil des ministres, qui selon les informations d'un journaliste du Monde devrait être maintenu mercredi 10 octobre prochain, avant le départ du président de la République en Arménie pour le sommet de la francophonie.

Place à la jeune garde ?

Le chef de l’Etat pourrait en profiter pour se séparer des ministres qui ne lui ont pas donné entière satisfaction ou n’ont pas réussi à s’imposer, à l’instar de Nicole Belloubet à la Justice, Jacques Mézard à la Cohésion des territoires ou Françoise Nyssen à la Culture. Cette dernière est notamment fragilisée par l’enquête préliminaire ouverte à l’encontre d’Actes Sud, la maison d’édition qu’elle dirigeait avant d’entrer au gouvernement. Mais auprès de LCI, Matignon tempère, en expliquant que si le président et le premier ministre avaient voulu s'en séparer, ils l'auraient fait en septembre.


Certains préconisent aussi de réduire le nombre de secrétariats d’Etat, actuellement au nombre de douze, tandis qu'une autre rumeur informe exactement du contraire. Par exemple, si elle reste, Françoise Nyssen pourrait se voir adjoindre les services de Denis Olivennes, ex patron de L'Obs et passé à la présidence d'Europe 1. Le périmètre "colossal" d'Agnès Buzyn à la Santé et aux Affaires sociales, ainsi que le qualifie une source de la majorité à LCI, incite aussi à lui proposer des secrétaires d'Etat.


Le président de la République devra-t-il également se séparer des ministres et secrétaires d’Etat affichant clairement leurs ambitions pour les municipales de 2020 ?. Benjamin Griveaux, qui ne cache pas son envie de se présenter à Paris ou Gérald Darmanin, qui a exprimé le souhait d’être réélu à Tourcoing, pourraient être éjectés de l’équipe gouvernementale. Enfin, ce remaniement plus large pourrait permettre au président de promouvoir la jeune garde de députés qui attend son heure de gloire. Amélie de Montchalin, Sacha Houlié, Pierre Person ou Aurore Bergé se tiennent prêts.

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