Gouvernement : qui est Bruno Le Roux, le nouveau ministre de l’Intérieur ?

Politique
PROMOTION - Jusque-là président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux a été nommé ce mardi ministre de l’Intérieur en remplacement de Bernard Cazeneuve, parti à Matignon. LCI vous présente cet homme considéré comme un fidèle parmi les fidèles de François Hollande.

Le jeu des chaises musicales au gouvernement lui a directement profité. Bruno Le Roux, jusqu’à présent président du groupe PS à l’Assemblée nationale, vient d’être nommé ce mardi ministre de l’Intérieur en remplacement de Bernard Cazeneuve, qui a lui pris la direction de Matignon. 


"C'est une grande responsabilité, dans la période, que d'être le ministre de l'Intérieur et d'avoir à assurer, avec le président de la République et le Premier ministre, la protection totale des Français", a déclaré Bruno Le Roux après avoir appris sa nomination. Place Beauvau, sa priorité sera de poursuivre la lutte contre le terrorisme. 

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Un économiste devenu peu à peu spécialiste de la sécurité

Bruno Le Roux, qui était l'un des portes-paroles de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, est considéré comme un fidèle parmi les fidèles du chef de l’Etat. Les deux hommes se sont rapprochés dans les couloirs du palais Bourbon, qu'ils fréquentent depuis 1997. Le premier fut alors élu député de Seine-Saint-Denis, le second député de Corrèze. L’entourage du président de la République souligne que Bruno Le Roux est "un élu extrêmement expérimenté, connaissant très bien les questions de sécurité sur lesquelles il a travaillé tout au long de sa carrière". 

En 1997, les travaux de cet économiste de formation (il est notamment passé par HEC et l'ESSEC) sur les questions de sécurité et de police avaient d'ailleurs inspiré le programme de Lionel Jospin, futur Premier ministre de Jacques Chirac. S’ensuivra une ascension régulière dans les sphères du pouvoir et du Parti Socialiste. En 2000, sur proposition de François Hollande (déjà !), Bruno Le Roux est ainsi promu secrétaire national du PS chargé des élections. Un poste clé et stratégique. 


En 2001, il se voit confier le rôle de rapporteur du projet de loi sur la sécurité quotidienne. C’est également à cette époque qu’il publie "La Sécurité pour tous : une exigence de justice sociale" (éditions Balland). La sécurité devient alors peu à peu sa spécialité, si bien qu’en 2012, après l’élection de François Hollande, il se prend à rêver d’un poste régalien. Un vœu désormais exaucé. 

De la mairie d'Epinay-sur-Seine à la place Beauvau

Ancien maire d’Epinay-sur-Seine (1995-2001) et conseiller général de la Seine-Saint-Denis (1992-1997), il est réélu député lors de chaque élection législative (2002, 2007 et 2012). Seul candidat au poste de président du groupe socialiste à l’Assemblée en juin 2012, il fut alors choisi "sous les acclamations" de ses pairs, selon les dires des parlementaires. N'ayant pas su contenir la grogne des frondeurs socialistes - tout particulièrement au cours des débats sur la loi Macron et sur la loi Travail -, il laisse derrière lui un bilan plus que mitigé. 

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