Grand débat national : après Grand-Bourgtheroulde, Souillac sous haute surveillance pour la venue de Macron

Politique
TOUR DE FRANCE, 2ÈME ÉTAPE - Trois jours après l’ouverture du Grand débat national du côté de l’Eure et de Grand-Bourgtheroulde, Emmanuel Macron se rend ce vendredi dans le Lot, à Souillac, pour une nouvelle rencontre avec les maires de la région. Un déplacement présidentiel placé sous haute surveillance alors que la mairie de la cité occitane a été taguée dans la nuit de mercredi à jeudi.

Souillac n’y coupera pas, ce sera le même rituel. Vendredi 18 janvier, déplacement présidentiel oblige, il sera très, très difficile d’approcher du centre de cette petite ville de 3 750 habitants située dans le Lot. Et pour cause. Alors que le mouvement des Gilets jaunes se poursuit et que le Grand débat national a été officiellement lancé mardi 15 janvier par Emmanuel Macron depuis Grand Bourgtheroulde dans l’Eure, le président de la République va se rendre dans cette commune du Lot pour rencontrer quelque 700 maires et poursuivre le dialogue avec les élus locaux.

Arrêté préfectoral

Pour la venue d’Emmanuel Macron à Souillac, un arrêté préfectoral interdira "toute manifestation, notamment dans le cadre du mouvement dit des 'gilets jaunes'", de 8h à 23h, ce vendredi. L’élément de base d’un important dispositif de sécurité, "à l'échelle d'un déplacement présidentiel" a indiqué la préfecture du Lot. Alors que le marché hebdomadaire a été annulé et que stationnement et circulation ont été limités, les habitants eux-mêmes - les Souillagais - ne pourront accéder au centre qu'à condition d'être porteur d'un laisser-passer spécial, d'une attestation de domicile et d'une carte d'identité. Par ailleurs, alors que le président rencontrera les maires au palais des Congrès de la commune, tout le secteur sera entièrement bouclé, seuls les détenteurs d’une invitation étant autorisés à franchir le périmètre de sécurité.

Tags et inscriptions hostiles à Macron

En plein cœur du Quercy, à environ 20 vingt minutes au sud de Brive, la plus grande ville locale avec ses 50.000 habitants, Souillac a pourtant connu quelques soubresauts avant l’arrivée programmée d’Emmanuel Macron. Ainsi, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 janvier, la mairie a été taguée et des inscriptions hostiles au président ont également germé sur divers murs de la ville. Par ailleurs, une centaine de Gilets jaunes se faisaient encore voir ce jeudi à moins de 24 heures de l’arrivée d’Emmanuel Macron.

Vendredi, alors qu’aucun appel à la mobilisation émanant des Gilets jaunes n’a pour le moment été lancé, la CGT, soutenue par des associations et des partis politiques de gauche (France Insoumise, PCF, Parti de Gauche), a tout de même donné rendez-vous à l’extérieur du centre-ville, au lieu-dit "Les cuisines", en fin de matinée. "Notre objectif : pouvoir manifester et faire part de nos revendications, sur un revenu minimum décent, le développement des  services publics en milieu rural, une fiscalité plus juste", a précisé à l'Agence France Presse Jérôme Delmas, secrétaire départemental de la CGT du Lot. 

Tenus à distance d’Emmanuel Macron, syndicalistes et associations devraient bien avoir du mal à entamer le dialogue. De son côté, le président - qui était déjà venu à Souillac en 2017 lors de la campagne présidentielle - se prépare à un nouveau marathon oral avec les maires de ce petit coin de la région Occitanie. Ce mardi, à Grand-Bourgtheroulde, les échanges avec les élus avaient duré près de sept heures. 

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