Grand débat national - Ce que les Français veulent : prendre en compte le vote blanc (10/10)

Politique
PROPOSITIONS - En parallèle du Grand débat national, LCI et son partenaire Make.org ont proposé aux internautes d'apporter leurs propres contributions en ligne et de voter. 146.000 participants se sont exprimés depuis le 16 janvier et 735.000 votes ont été recensés. Parmi les dix propositions phares, l'idée de réindexer les retraites sur l'inflation.

Dans le cadre du Grand débat national, LCI, son partenaire Make.org ainsi que trois autres médias (le Huffpost, France Bleu et Nice-Matin) ont recueilli plusieurs milliers de propositions, sur lesquelles près de 146.000 participants (pour 735.000 votes) viennent de s'exprimer. A l'heure de la restitution, zoom sur la proposition visant à faire reconnaître le vote blanc lors des élections. 

Ce que vous en pensez

La reconnaissance du vote blanc, thème récurrent depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, a rencontré une forte adhésion parmi vos votes. Ainsi, 80% des participants soutiennent la formulation suivante : "Il faut une prise en compte du vote blanc. Refaire l'élection en cas de majorité du vote blanc". Dans le même ordre d'idées, 78% soutiennent l'idée qu'il faut "comptabiliser" le vote blanc. 

Que faut-il savoir sur ce sujet ?

En France, le débat sur la reconnaissance du vote blanc pour mieux tenir compte de la réalité électorale est déjà ancien. Une loi a été adoptée en février 2014, visant à reconnaître ce type de vote. Mais elle se borne à décompter les bulletins blancs (c'est-à-dire les enveloppes rendues vides, ou avec un bulletin vierge, dans l'urne), séparément des votes "nuls". Et non à les "comptabiliser", ce qui permettrait de les considérer comme des suffrages exprimés, au même titre que des bulletins à destination d'un candidat. 


En Europe, l'Espagne, les Pays-Bas et la Suisse reconnaissent le vote blanc. Au Pérou, un scrutin peut être annulé si deux tiers des électeurs expriment un vote blanc.


Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, le vote blanc a dépassé les 8%, un niveau historique qui, additionné aux bulletins nuls et à l'abstention, portait à 35% la part des électeurs n'ayant voté pour aucun des deux finalistes, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. 

Que dit le gouvernement ?

En décembre 2018, Emmanuel Macron a répondu partiellement à cette revendication des Gilets jaunes, en estimant qu'une révision constitutionnelle permettant "une loi électorale plus juste" devrait passer par "la prise en compte du vote blanc". Il ne s'était pas étendu davantage sur les aspects de cette "prise en compte". Dans sa "lettre aux Français", en janvier 2019, le chef de l'Etat s'est à nouveau prononcé pour une démocratie "plus participative", évoquant entre autres le sujet du vote blanc. 


Une proposition également reprise début mars par le mouvement d'Emmanuel Macron, La République en marche. 

Pour découvrir les autres thèmes que vous avez privilégiés lors de ce grand débat, cliquez dans les liens ci dessus. 

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