Grand débat national : les premières pistes qu'Emmanuel Macron pourrait proposer aux Français

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Grand débat national : l'heure des annonces

MESURES - Il a reporté son allocution en raison de l'incendie qui a détruit une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris lundi soir. Quelles sont les premières mesures qu'Emmanuel Macron pourrait annoncer pour répondre à la crise des Gilets jaunes ? LCI fait le point.

Annonce solennelle et suspense savamment entretenu : l'allocution télévisée du président de la République devant conclure le Grand débat national, présentée comme un tournant du quinquennat, était prévue lundi soir, à 20 heures. Mais si l'intervention a bien été enregistrée en début de soirée, elle n'a jamais été retransmise, le chef de l'Etat ayant décidé de l'annuler en raison du drame qui se jouait au même moment au centre de Paris, avec l'incendie de Notre-Dame. 

Depuis mardi, plusieurs pistes probables ont été relayées par l'intermédiaire de l'AFP, quand bien même l'Elysée a refusé de les confirmer ou de les commenter. Emmanuel Macron, qui souhaite "fixer un cap à 2025", compte poursuivre les réformes déjà engagées tout en avançant une série de mesures nouvelles.

Possibles baisses d'impôts

Parmi les pistes potentielles, un probable effort pour réduire la fiscalité sur les classes moyennes. Le chef de l'Etat, qui a retenu du Grand débat national un "besoin de justice fiscale", pourrait engager cette baisse en 2020, assortie d'un plan de réduction de la dépense publique. Pour l'heure, aucun détail n'a filtré sur les impôts visés. La question de la suppression de certaines niches fiscales pourrait également se poser. 

En revanche, la remise en cause de la suppression de l'ISF, mesure symbolique du quinquennat, ne semble pas d'actualité. Emmanuel Macron devrait confirmer son intention d'évaluer "objectivement" l'impact de cette réforme au début de l'année 2020, et d'en tirer les conclusions.

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Des mesures supplémentaires pour le pouvoir d'achat ?

En complément des mesures d'urgence d'un montant de 10 milliards d'euros décidées en décembre, le chef de l'Etat pourrait prendre de nouvelles décisions en faveur du pouvoir d'achat des plus modestes. 

Cela passerait notamment, à partir de 2020, par une possible réindexation sur l'inflation des retraites les plus modestes - demande récurrente des Gilets jaunes mais aussi des Français qui se sont exprimés à l'occasion du Grand débat. Autre piste : une possible pérennisation, chaque année, de la prime exceptionnelle jusqu'à 1.000 euros défiscalisée et sans cotisations sociales décidée fin décembre 2018. 

Le référendum au menu

Répondant à une revendication récurrente des Gilets jaunes, Emmanuel Macron pourrait soutenir la mise en place de "référendums d'initiative citoyenne" (RIC), mais spécifiques à des sujets locaux. Il s'agirait également de faciliter l'actuel référendum d'initiative partagée en abaissant le seuil pour le déclencher.

Autre piste : la possible remise en cause de l'Ecole nationale d'administration (ENA), accusée d'être un établissement de reproduction des élites, au profit de structures plus ouvertes à la diversité des origines sociales.

Vers une nouvelle décentralisation ?

Enfin, le président de la République pourrait prendre de nouveaux engagements auprès des élus locaux, d'une part en promettant de ne pas fermer de classes ou d'hôpitaux supplémentaires durant le quinquennat, et d'autre part en ouvrant un nouveau chapitre de la décentralisation. 

Durant le Grand débat, Emmanuel Macron s'était déjà montré ouvert à la possibilité de transférer davantage de compétences, voire de ressources au profit des collectivités locales. 

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