Combat contre l’islamisme radical : Manuel Valls persiste et signe

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EN BOUCLE – Invité du Grand Jury ce dimanche sur LCI, l’ancien Premier ministre a de nouveau critiqué la place de l’islamisme radical, balayant les critiques le taxant d’islamophobie. "Dire que ça n’a rien à voir, c’est déresponsabiliser l’islam", a estimé Manuel Valls.

Manuel Valls n’entend pas lâcher un gramme de lest. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche, l’ex-Premier ministre a de nouveau critiqué la place prise par l’islamisme radical dans le monde, tout en balayant les critiques le taxant d’islamophobie : "Je vois bien tous ceux qui refusent de voir que de parler d’un problème de l’islam dans la société ce n’est pas de dire que l’islam ou les musulmans représentent un problème", a estimé le député apparenté LREM de l’Essonne. 


"Dire que ça n’a rien à voir, c’est déresponsabiliser l’islam. L’islam a besoin de notre soutien pour lutter contre l’islamisme, les Frères musulmans ou le salafisme qui le gangrènent", a-t-il encore souligné, appelant à "créer cet islam des lumières en France et en Europe" en plein accord avec la loi de 1905 sur la laïcité pour ne pas laisser place à "l’islam des ténèbres" et au terrorisme djihadiste. 

"Les prudes" et les "tartufes"

"Je pense qu’il y a un défi qui est posé à nos sociétés : comment faire en sorte que l’islam soit pleinement compatible ?", s’est interrogé l’ancien chef du gouvernement, selon qui la religion occupe une place particulière dans l’Hexagone, notamment en raison de son développement récent "Nous devons aider l'islam et les musulmans à extirper de leur sein – parce que ce n’est pas à l’extérieur de l’islam – l'islamisme qui combat l’islam et qui est responsable des attentats comme vient de le montrer l’attaque effrayante de la mosquée al-Rawda dans le nord-Sinaï."

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Manuel Valls défend son droit à critiquer l'islamisme et l'islam politique

"Si critiquer l’islamisme, l’islam politique, l’influence des Frères musulmans ou des salafistes, c’est critiquer l’islam, alors il n’y a plus de débat", a jugé Manuel Valls critiquant "les prudes" et les "tartufes" qui ne prennent pas position, mais aussi Edwy Plenel, avec qui il entretient ces dernières semaines un brutal face-à-face médiatique. "Tout ça est commis au nom de l’islam. Les Frères musulmans, l’UOIF dans notre pays, les salafistes, ce sont des réalités." Plus que jamais, Manuel Valls persiste et signe. 

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