Emmanuel Macron ouvre la porte à un référendum le 26 mai, jour des élections européennes

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Grand débat national : l'heure des annonces

POURQUOI PAS - Le président de la République a livré ses confidences à plusieurs journalistes jeudi. Il a notamment évoqué la possibilité d'un référendum qui pourrait avoir lieu le jour des élections européennes, le 26 mai.

Oui ou non ? Les Français pourraient bien être amenés à répondre à cette question en plus du vote pour les élections européennes le 26 mai. Emmanuel Macron, lors de ses confidences ce jeudi à plusieurs journalistes, dont Adrien Gindre, chef du service politique de TF1/LCI, a expliqué que la tenue d'un référendum le 26 mai "fera partie des sujets discutés". 

"Ça doit être cogité", a affirmé le président de la République, ouvrant ainsi la voie à l'opportunité pour les Français de se prononcer par oui ou par non à une ou plusieurs questions. Reste à savoir quelles pourraient-être ces questions. 

Enveloppes et bulletins auraient déjà été pré-réservés auprès d'imprimeurs par le bureau des élections au ministère de l'Intérieur, détaille le JDD ce dimanche.

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Pour le moment très vague, Emmanuel Macron s'est notamment questionné sur les thèmes du Grand débat. "Est ce que les sujets du Grand débat national sont des sujets de référendum?" a-t-il évoqué, sans donner de réponse. Une chose est sûre pourtant, la question ne portera pas sur l'ISF, a précisé le Président.

Parmi les sujets de cette discussion avec les Français, les quatre grands thèmes du débat sont : "Transition écologique", "Fiscalité et dépenses publiques", "Démocratie et citoyenneté" et "Organisation de l'Etat et des services publics". 

Le référendum est une mesure assez rarement utilisée en France. Son dernier recours remonte à 2005, lors du référendum sur le Traité établissant une constitution pour l'Union européenne. A l'époque les Français avaient rejeté cette option par plus de 54% des voix. 

Un référendum pour mobiliser sur les européennes?

"Moi je crois au référendum en démocratie", a affirmé le chef de l'Etat jeudi, estimant qu'il y a "aujourd'hui un conflit entre démocratie directe et démocratie représentative", directement issu, selon lui, du scrutin de 2005. Toutefois, le président se questionne encore sur le timing : du 23 au 26 mai les citoyens de l'Union européenne sont appelés à voter pour élire les députés du Parlement européen pour une durée de cinq ans au suffrage universel direct.

"Ça peut occulter les européennes ou amener à faire voter", a-t-il estimé. Inviter les Français à se prononcer sur un référendum en même temps que les élections européennes pourrait-il aider le gouvernement à mobiliser sur un scrutin historiquement marqué par l'abstention ? La vocation de ce référendum reste encore floue, mais Emmanuel Macron reste positif : "Si on arrive à bien le faire, c’est une chance pour notre pays."

Invitée du Grand Jury, sur LCI, Nathalie Loiseau, la ministre des Affaires européennes s'est montrée plus circonspecte :" L’idée de mélanger l’élection européenne et un référendum est prématurée (...) Emmanuel Macron n'a pas pris sa décision."

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