Hamon, Montebourg, Filippetti : la rentrée des bannis

Hamon, Montebourg, Filippetti : la rentrée des bannis

POLITIQUE – Remerciés il y a un mois du gouvernement, Benoit Hamon, Aurélie Filippetti et Arnaud Montebourg ont, tous les trois, chacun de leur côté, critiqué les choix de l'exécutif ce week-end.

Débarqués du gouvernement le 25 août dernier , Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Aurélie Filippetti veulent continuer à exister dans le débat public. Chacun à leur manière, qu'ils ont présentée ce week-end, mais avec la même stratégie : égratigner les orientations économiques de François Hollande.

Tout en ménageant parfois la chèvre et le chou. C'est notamment le cas de Benoit Hamon, qui s'est livré à un petit jeu d'équilibriste dans les Landes. L'ancien ministre de l'Education a ainsi assuré aux militants de son courant " Un monde d'avance ", qui organisait son université de rentrée le week-end dernier, vouloir le rassemblement de la gauche, avec les écolos et les communistes. Parfois critique avec la ligne économique de François Hollande, il a répété qu’il n’était pas dans l’opposition... tout en prônant une nouvelle conception de la politique économique reposant sur une "croissance modeste" qui devra être "intense en emplois et sobre écologiquement". Benoit Hamon veut donc peser, mais à l’intérieur du PS.

Autre point évoqué à Vieux Boucau : le passage à la VIe République, un thème cher à Arnaud Montebourg… et à Jean-Luc Mélenchon .

Hamon, Montebourg et Filippetti haussent le ton

A 600 kilomètres de là, dans le Gard, l’ancien ministre de l’Economie organisait lui aussi une université de rentrée avec ses militants. Comme à son habitude, il a dénoncé l'"obsession" de la réduction des déficits et la "politique d'austérité" du gouvernement.

Il a ensuite égratigné François Hollande, sans le nommer, en citant ses trois erreurs : ne pas avoir renégocié le traité européen, ne pas avoir combattu les politiques d’austérité et ne pas avoir fédéré ceux qui attendaient un leadership de la France. Sa volonté : réinventer la gauche avant qu’elle ne meure. Peser donc, mais de l’extérieur.

Et Aurélie Filippetti ? Ce samedi, dans une tribune accordée à Mediapart , l'ancienne ministre de la Culture a prôné "une VIe République avec une répartition moins monarchique du pouvoir." L'ex-locataire de la rue de Valois affirme ne pas regretter d’avoir quitté le gouvernement en août dernier et épingle François Hollande via un des symboles de sa campagne : le discours emblématique du Bourget, prononcé en janvier 2012, où il s’était posé en adversaire de la finance. Pour elle, il "semble avoir été oublié".

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