Hamon sur France 2, Montebourg sur TF1 : ce qu'il fallait retenir

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REMANIEMENT – Arnaud Montebourg et Benoît Hamon étaient invités de deux JT différents lundi soir. Voici ce qu'il fallait retenir de leurs allocutions.

Ils étaient en première ligne dans le remaniement demandé par Manuel Valls ce lundi. D'un côté Arnaud Montebourg (Economie), par qui la crise gouvernementale est arrivée, et de l'autre Benoît Hamon (Education), qui par son soutien affiché à son confrère s'est retrouvé dans le collimateur du Premier ministre. Tous les deux étaient ce lundi soir invités sur les plateaux de télévision, à la même heure. Voici ce qu'il fallait retenir :

Arnaud Montebourg sur TF1 : "Nous nous sommes séparés à l'amiable"

Invité au "20 heures de TF1" ce lundi, Arnaud Montebourg avait levé une bonne partie du suspense lors de son intervention plus tôt dans l'après-midi au ministère de l'Economie : non il ne participera pas au prochain gouvernement Valls. Interrogé par Gilles Bouleau, il est revenu sur les raisons de son départ, et a renouvelé ses critiques à l'encontre de la ligne économique du gouvernement. "Il faut cesser l'austérité. Nous sommes en train de couler nous-même notre économie, a-t-il affirmé. Les ménages ne sont pas suffisamment soutenus. J'ai exprimé ces positions inlassablement depuis des mois, au conseil des ministres, les yeux dans les yeux auprès des chefs de l'exécutif. Je crois que le désaccord est constitué et nous nous sommes séparés à l'amiable."

Sur son avenir en politique, l'ex-patron de Bercy est resté très évasif. "Je vais chercher un travail comme beaucoup de Français. Je reste un militant engagé du made in France, du redressement productif et je reste attaché aux idées socialistes", a-t-il simplement déclaré. Il ne s'est pas prononcé sur une éventuelle participation à des primaires socialistes pour la présidentielle de 2017.

 Benoît Hamon sur France 2 : "Il aurait été incohérent que je reste au gouvernement"

Contrairement à Arnaud Montebourg, qui avait annoncé un peu plus tôt dans la journée depuis son ministère qu'il quittait son poste, Benoît Hamon avait réservé son annonce pour le JT de France 2. "Je ne participerai pas au gouvernement de Manuel Valls", a affirmé d'emblée l'ex-ministre de l'Education. "J'ai décidé de partir, je m'en suis livré très librement" au président et au Premier ministre, a-t-il affirmé, remerciant François Hollande de lui avoir "fait confiance". "Il aurait été incohérent, alors que j'ai exprimé un désaccord avec un point important de la politique économique et sociale du gouvernement, que je reste au gouvernement", a-t-il expliqué.

Ce dernier a répété ses critiques contre la politique économique du gouvernement lundi soir, affirmant qu'il constatait aujourd'hui "que nous avons plus de chômage et la croissance, ce n'est pas pour demain". "A mes yeux, la rigueur budgétaire ne peut pas être le but d'une politique", a-t-il également souligné. Mais, loin des attaques frontales de son ancien confrère Arnaud Montebourg, Benoît Hamon n'a pas choisi d'accabler le tandem de l'exécutif. "Je ne vais pas passer dans l'opposition et combattre le gouvernement", a annoncé le socialiste de 47 ans, qui assure souhaiter la réussite du "futur gouvernement" et vouloir "y contribuer". "Ce qui m'importe c'est qu'après la gauche, ce ne soit pas le Front national" qui arrive au pouvoir, a-t-il ajouté.

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