Hamon, Valls, Rugy, Montebourg, Pinel… Les improbables trajectoires des anciens candidats à la primaire PS

Politique

DESTINS INATTENDUS - Qui aurait cru il y six mois qu’ils en arriveraient là ? Alors que Benoît Hamon, vainqueur de la primaire organisée en janvier par le PS pour désigner son candidat à la présidentielle, a annoncé samedi qu'il quittait le parti, LCI revient sur les étonnantes trajectoires qu'ont depuis connues les sept participants au scrutin.

La vie politique réserve parfois des surprises. C’est plus que jamais le cas depuis la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, qui recompose le paysage politique et décompose les partis. Le PS en particulier. Signe que le mouvement né à Epinay en 1971 est en plein naufrage, les 7 participants à la primaire ont depuis plus ou moins pris le large.

Benoît Hamon

Le vainqueur de la primaire du parti socialiste… lui dit adieu. Après avoir échoué aux alentours de 6% au premier tour de la présidentielle, Benoît Hamon s’emploie à "refaire la gauche". "Je quitte un parti mais je n'abdique pas l'idéal socialiste", a-t-il affirmé samedi en annonçant son départ du PS à l'occasion du lancement de son "mouvement du 1er juillet".

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Manuel Valls

Pour tenter d’être désigné candidat à la présidentielle, il a quitté Matignon. Depuis Manuel Valls enchaîne les déconvenues et n’a été réélu que d’un cheveu –une victoire toujours contestée par son adversaire de la France insoumise – à l’Assemblée. Et le finaliste de la primaire a lui aussi quitté le PS (si ce n’est pas le PS qui l’a quitté) pour siéger comme député apparenté au sein du groupe de La République en marche.

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François de Rugy

S’il y en a un qui a su tirer son épingle du jeu, c’est bien lui. Qui aurait imaginé pendant les débats de la primaire (où il a finalement obtenu 3,82 % des suffrages au premier tour) que l’ex-écologiste, désormais LRM, obtiendrait la majorité des suffrages des 577 députés pour être élu président de l’Assemblée nationale ?

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Arnaud Montebourg

Il n’a plus de mandat et ne semble pas vouloir replonger dans le bain politique dans l’immédiat. Echaudé par sa défaite au premier tour de la primaire, l’ancien ministre du Redressement productif se consacre à de nouvelles activités dans le privé. Il veut en particulier se reconvertir… dans la production et l'exploitation de miel, en lançant sa propre société dans son fief de Saône-et-Loire.

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Vincent Peillon

Le dernier mouvement sur son compte Twitter remonte au 7 mai dernier, un message de félicitations au nouveau président Emmanuel Macron. S’il est toujours eurodéputé, Vincent Peillon a disparu des radars médiatiques depuis son échec à la primaire.

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Jean-Luc Bennahmias

Lui aussi a disparu des radars. Ou presque. Jean-Luc Bennahmias est réapparu sur le devant de la scène ces dernières semaines, mais à son corps défendant puisqu’il s’agissait pour lui de se défendre dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs au MoDem, dans laquelle il est mis en cause en tant qu’eurodéputé du mouvement entre 2009 et 2014.

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Sylvia Pinel

L’ancienne ministre du Logement de François Hollande a résisté à la vague de La République en marche – il faut dire qu’aucun candidat du mouvement-rouleau compresseur ne lui avait été opposé - et a été réélue députée du Tarn-et-Garonne aux législatives. Ironie du sort, le PRG dont elle est présidente n’ayant pas réuni 15 députés et ne pouvant donc pas former de groupe parlementaire, elle devra partager son temps de parole avec Marine Le Pen et le FN au sein des non-inscrits. 

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