Harcèlement de rue : Marlène Schiappa annonce sur LCI l'adoption d'un loi "avant l'été"

Politique
PROGRAMME - Invitée de la Matinale de la LCI mercredi, Marlène Schiappa confirme qu'une amende de 4e classe - entre 90 et 750 euros - est à l'étude pour verbaliser le harcèlement de rue. "De la même manière qu'on a su définir le harcèlement moral au travail dans la loi, on peut définir l'outrage sexiste", estime-t-elle. Une première discussion doit avoir lieu le 7 mars en conseil des ministres avant une adoption d'une loi "avant l'été".

Comment définir le harcèlement de rue et comment le sanctionner ? C'est la question que se sont posés cinq députés à la demande de Marlène Schiappa. La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes était, mercredi, l'invitée de LCI, quelques heures avant la remise de ce rapport rédigé par Sophie Auconie (UDI, Agir et Indépendants), Laetitia Avia (LREM), Erwan Balanant (Modem), Elise Fajgeles (LREM) et Marietta Karamanli (Nouvelle gauche). "Ils nous font des recommandations très concrètes (...) afin de pouvoir clairement verbaliser le harcèlement de rue , donc mettre une amende pour outrage sexiste dès lors que ce phénomène se produit", a-t-elle déclaré.

Confirmant les informations déjà révélées par LCI vendredi dernier, Marlène Schiappa a évoqué une "amende de 4e classe qui correspond entre 90 euros quand c'est minoré et 750 euros". "750, ce sera après relance, quand l'amende n'aura pas été payée directement", a-t-elle précisé. L'infraction devra être constatée "en flagrance" par des agents de la police de proximité du quotidien. Si le harcèlement apparaît comme une notion subjective, la secrétaire d'Etat estime que "de la même manière qu'on a su définir le harcèlement moral au travail dans la loi, on peut définir l'outrage sexiste".

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Harcèlement de rue : les recommandations du rapport parlementaire

En plus des applications smartphones privées déjà existantes "qui permettent aux femmes d'alerter lorsqu'elles sont dans un environnement où elles pensent qu'elles peuvent être soumises à du harcèlement de rue", "le ministère de l'Intérieur planche également sur "une grande plateforme pour permettre aux femmes d'être directement en contact avec la police". Selon Marlène Schiappa, une première discussion sur leprojet de loi aura lieu "le 7 mars en conseil des ministres", avant "un comité interministériel le 8 mars". Le texte sera en suite présenté "fin mars" en conseil des ministres avant les débats parlementaires. La secrétaire d'Etat espère ainsi "une adoption du texte avant l'été".

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