Harlem Désir au gouvernement : pourquoi tant de haine ?

Harlem Désir au gouvernement : pourquoi tant de haine ?

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POLEMIQUE - Dès que l'ex-premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a été nommé secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, nombreux sont ceux à avoir remis en cause la légitimité de ce choix. Mais que lui reprochent-t-ils ?

"Promotion-sanction", "exfiltration calamiteuse", "gouvernement Pôle emploi". Les politiques, toutes étiquette politiques confondues, n'ont pas eu de mots assez forts pour qualifier la nomination d'Harlem Désir , ancien premier secrétaire du Parti socialiste, au poste de secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Mais pourquoi sa légitimité au gouvernement est-elle remise en cause ?

> Un bilan à la tête du PS contesté
Secrétaire national du PS depuis un an et demi, Harlem Désir a déçu les socialistes et le premier d'entre eux, François Hollande. "Le parti ne travaille pas. Harlem n’est pas à la hauteur. Il faut le changer. Il porte une responsabilité dans la défaite des municipales", aurait déclaré le chef de l'Etat, selon Le Canard Enchaîné cette semaine. Dans ces conditions, beaucoup dénoncent la prime aux "bras cassés", comme l'a déclaré le député UMP Pierre Lellouche. "L'arrivée d'Harlem Désir, chacun l'a compris, c'est une sortie qu'on pense être honorable pour quelqu'un qui a échoué à la tête du Parti socialiste", a ajouté le député UMP Jérôme Chartier.

> Un député européen loin d'être assidu
"On reproche souvent de mettre des personnes qui ne connaissent rien à l'Europe, lui connaît parfaitement ce qu'est l'Europe", a fait valoir le Premier ministre pour défendre son choix. Harlem Désir, Monsieur Europe, donc ? Le site VoteWatch, qui recense l'activité des parlementaires européens, montre pourtant que l'ancien patron socialiste arrive en dernière position parmi les députés français les plus assidus. Concernant la participation aux votes, il se classe 752e sur 766 députés européens.

> Une condamnation gênante
Comme lorsqu'il avait été nommé à la tête du PS, l'opposition rappelle Harlem Désir à son passé. Le secrétaire d'Etat a été condamné, en 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux. Ce que de nombreux députés UMP n'ont pas manqué de rapporter aux promesses du Président. "Français Hollande candidat nous avait expliqué que lui, président de la République, ne nommerait aucun ministre ayant eu maille à partir avec la justice", a ainsi souligné le député UMP Luc Chatel. Ce que le candidat socialiste appelait la "République irréprochable".

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