Hausse des tarifs des complémentaires : sur LCI, Gabriel Attal rappelle "l'engagement du gouvernement et des mutuelles"

Politique
SANTE - Invité de LCI mardi matin, Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale, a réagi à une étude selon laquelle la réforme du reste à charge zéro s'accompagnerait d'une hausse des coûts, en particulier pour les plus âgés. Le nouveau venu au gouvernement s'en tient aux engagements pris lors des discussions entre les mutuelles et l'exécutif.

Les seniors vont-ils à nouveau faire les frais d'une réforme ? Alors qu'une étude vient jeter le trouble sur une possible hausse des tarifs des mutuelles pour compenser la promesse d'Emmanuel Macron du "reste à charge zéro" pour l'optique et le dentaire, Gabriel Attal a appelé mardi à la "prudence" sur ce sujet, préférant s'en tenir aux engagements des professionnels. 


Invité de LCI, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale a rappelé que les chiffres fournis venaient "d'un cabinet privé de conseil en assurance santé",  en l'occurrence Santiane, et qu'il fallait "évidemment regarder" l'étude, sans pour autant en tirer des conséquences. 

Engagements

L'étude de Santiane évoque notamment une hausse de 9,3% des tarifs des mutuelles d'ici à 2021 pour les personnes âgées, et de 2,5% pour les personnes de moins de 60 ans, afin de compenser la réforme du "reste à charge zéro". 


"Je me fie aux engagements du gouvernement et des mutuelles à ne pas augmenter les tarifs", a répondu Gabriel Attal. "Le gouvernement sera vigilant à ce que ce soit tenu". Un peu plus tôt, sur Europe 1, le ministre Modem Marc Fesneau jugeait qu'une éventuelle hausse des tarifs des mutuelles - une tendance régulière - était "déliée de la réforme du reste à charge zéro".


Le remboursement à 100% des lunettes, prothèses auditives et dentaires est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Une réforme estimée à 4,4 milliards d'euros, qui doit en principe être financée par un effort commun de la Sécurité sociale, des mutuelles, des assurances, ainsi que des fabricants. Mais depuis l'été dernier, des associations de consommateurs s'inquiètent d'une possible répercussion sur les tarifs des mutuelles et appellent à la création d'un observatoire des prix.

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